A l’occasion du deuxième colloque national éolien, qui s’est tenu le 18 octobre à Dijon, les professionnels du secteur ont profité de la présence de Nathalie Kosciusko-Morizet pour rappeler qu’ils “souffraient d’un empilement de procédures et de réglementations qui retardent la mise en œuvre des parcs éoliens.”
En effet, selon eux, ces obstacles constituent un frein au développement de l’énergie éolienne terrestre, qui devrait atteindre en 2020 une puissance de 19 000 MW, contre 6 410 fin septembre 2011. Le rythme annuel de progression du parc, entre 1 100 et 1 200 MW, doit s’établir à 1 400 MW pour répondre à l’objectif 2020 du Grenelle de l’environnement.
Face à ces inquiétudes, la Ministre de l’écologie a annoncé la création d’un « guichet unique » pour l’instruction du permis de construire et de l’autorisation au titre des “Installations Classées pour la Protection de l’Environnement” (ICPE). Dès lors, les projets inférieurs à 30 MW ne seront plus soumis à autorisation d’exploiter, ce qui est le cas aujourd’hui pour tous les projets supérieurs à 4,5 MW.
Par ailleurs, la Ministre s’est dite prête à engager un dialogue avec les professionnels pour simplifier les Zones de Développement de l’Eolien d’ici fin décembre.
Cette journée qui a plus rassemblé plus de 600 participants, a également été l’occasion pour les grands élus de la Région Bourgogne de réaffirmer le soutien qu’ils apportent au développement de la filière. Le Président de la Région, François Patriat, a évoqué l’importance du développement de l’énergie éolienne. Cette énergie, “respectueuse de l’environnement et décentralisée“, participe au dynamisme des territoires et à la création d’emplois industriels : au sein du cluster « Wind4future », soutenu par la Région et l’Etat, plus de 1.000 emplois ont déjà été créés.
Nicolas Wolff, Président de France Energie Eolienne a indiqué pour sa part que « le développement de l’énergie éolienne comporte un volet industriel très important. La filière emploie déjà 11 000 personnes et représentera 60 000 emplois en 2020. Il ne faudrait pas que son développement soit freiné par un amoncellement de procédures qui nous ferait rater le rendez-vous de 2020. »
Enfin, pour Jean-Louis Bal, Président du Syndicat des Energies Renouvelables, « les propositions de la Ministre vont dans le bon sens et nous allons les expertiser. Mais il reste un long chemin à parcourir, compte tenu de l’empilement des procédures. Nous allons très vite revenir vers la Ministre, comme elle nous y a invités. Dans le Livre Blanc que nous présenterons à tous les candidats, nous proposerons une série de mesures, conçues pour simplifier le développement des parcs ».
Soitec a dévoilé lundi la cinquième génération de ses systèmes photovoltaïques à concentration (CPV), dont les caractéristiques ont été améliorées en termes de fonctionnalité et de performance.
Selon Soitec, la nouvelle configuration du système procure “une efficacité accrue” et “une électricité à moindre coût” pour les grandes centrales de production d’électricité.
Le nouveau système CPV se compose d’un tracker (dispositif de suivi solaire) de 28 kW d’une surface de plus de 100 m² de modules solaires, une dimension jugée optimale pour offrir une performance élevée tout en réduisant considérablement le coût d’installation et de maintenance. Il a également été conçu pour améliorer le coût moyen actualisé de l’électricité (LCoE) pour les très grandes centrales solaires.
Tout en utilisant les mêmes matériaux que la génération précédente, la nouvelle configuration du système vient améliorer les produits CPV de Soitec, avec un rendement énergétique qui atteint les 30% grâce aux dernières évolutions de la technologie ConcentrixTM de Soitec.
Outre les améliorations du produit, Soitec annonce que sa solution CPV offre aux compagnies d’électricité des coûts réduits et des temps d’installation raccourcis, grâce à un concept innovant de modules de production développé par l’entreprise et ses partenaires. Les nouveaux systèmes CPV sont conçus pour être intégrés dans des modules de 1 MW, chacun utilisant une paire d’onduleurs centralisés. Cette stratégie de production modulaire a pour rôle de réduire sensiblement les coûts de construction et de maintenance.
« La dernière génération de notre technologie Concentrix est parfaitement adaptée pour satisfaire une demande croissante d’installation de centrales solaires de grande capacité. Nous sommes prêts désormais à faire face au déploiement de centrales solaires CPV capables de générer à moindres coûts des centaines de mégawatts d’électricité », a indiqué Hansjörg Lerchenmüller, Vice-président senior de Soitec, en charge du développement de l’activité Energie Solaire.

Le nouveau système consiste en 12 modules CPV, chacun générant plus de 2 KW de puissance maximale. Pour ce nouveau produit, Soitec a reconfiguré ses modules Concentrix pour réduire le nombre de composants par système CPV, rendant l’installation sur site plus simple et plus rapide. En optimisant les composants déjà utilisés : les cellules CPV, le fort facteur de concentration, les lentilles Fresnel de silicone sur verre, le nouveau système affiche la même fiabilité et la même durée de vie.
Les systèmes CPV de tracking biaxial sont indiqués pour les sites bénéficiant d’un fort ensoleillement direct. Toujours d’après Soitec, “ils délivrent une courbe de production électrique élevée et constante, tout au long de la journée et sont capables d’absorber les pics de demande.”
Pour finir, Soitec annonce avoir commencé à expédier des trackers de démonstration sur des sites en projet. La production en volume devrait débuter au premier trimestre 2012, sur le site de Fribourg, en Allemagne, et plus tard dans la future usine de Soitec prévue à San Diego, Californie.
L’installation de panneaux solaires en toiture afin d’obtenir de l’électricité “verte” est devenue monnaie courante de nos jours, mais tous les toits ne sont pas appropriés pour ce genre d’opération.
Des scientifiques de l’Université de Göteborg, en Suède, ont développé un outil qui utilise les conditions réelles afin de déterminer l’ampleur possible de l’incidence solaire – sur une ville entière, un quartier, ou un toit en particulier. Les scientifiques ont pris la ville de Göteborg comme projet pilote.
« Les structures des toits d’une ville peuvent être plus ou moins adaptées à l’installation de panneaux solaires, en fonction de facteurs tels que la quantité de surface d’un toit ombragé par des bâtiments environnants (ou par la végétation), mais aussi l’inclinaison du toit, ainsi que l’angle d’incidence de la lumière du soleil. Il est désormais possible et pour la première fois de déterminer combien d’énergie solaire, un toit en particulier recevra durant l’année », a expliqué Fredrik Lindberg du Département des sciences de la Terre à l’Université de Göteborg.
Les scientifiques de l’Université de Göteborg ont travaillé avec des consultants WSP pour développer un système SIG permettant de calculer le potentiel de toits réels de production d’énergie à partir de panneaux solaires. Le système a été nommé “SEES” – Solar Energy from Existing Structures [énergie solaire à partir des structures existantes] – et sera distribué gracieusement pour les entreprises et les municipalités qui en font la demande.
Le nouvel outil est basé sur des systèmes informatiques d’information géographique (SIG) qui recueillent, stockent, analysent et présentent des données géographiques. Cela signifie que l’outil décrit les toits tels qu’ils sont dans un environnement valide. Le soleil dans le modèle illumine l’environnement construit en 3 dimensions et simule la projection des ombres des bâtiments, des terrains et de la végétation.
L’effet des ombres peut être calculé pour chaque mois ou sur une année complète, ce qui signifie que certaines parties d’un toit peuvent se révéler inadaptées pour collecter l’énergie solaire, même si le toit semble à la fois optimale dans la direction et l’inclinaison. En ce sens, il est possible de calculer le rayonnement solaire total sur chaque partie d’une structure de toit dans une zone donnée, calculé en kilowattheure par mètre carré.
Ainsi, “SEES“, est en mesure de fournir une carte des plus pertinentes, en fonction les besoins de l’utilisateur pour de bonnes, moins bonnes ou mauvaises incidences solaires annuelles. Les données climatiques (valeurs mesurées ou calculées) possèdent une résolution temporelle à l’heure près.

« Nous avons utilisé Göteborg comme ville pilote dans le projet, mais la méthode peut être transposée dans toutes les municipalités où les données nécessaires sont disponibles. Les utilisateurs peuvent juger de la pertinence d’un toit pour l’installation de panneaux solaires photovoltaïques ou thermiques à travers une large gamme », a ajouté Fredrik Lindberg.
Le projet d’énergie solaire a été porté par l’Université de Göteborg, en collaboration avec le WSP Analys & Strategi. Il a été financé par le programme SolEl, la Fondation de recherche de Göteborg Energi, l’Administration de la planification de la ville de Göteborg et par le Conseil régional de Västra Götaland.
![]() Ouest-France |
Une centrale photovoltaïque tourne à Rezé
Ouest-France Installée par Enero, société spécialisée dans les énergies renouvelables, qui vient de s'établir rue de Basse-île. Cet hiver, rue de Basse-île, et dans la zone Atout sud proche, l'électricité consommée ne viendra pas de bien loin. … et plus encore » |
Selon l’Erste Bank, l’Ukraine est devenue le premier producteur et exportateur d’huile de tournesol du monde avec une production 2010 de l’ordre de 3,3 millions de tonnes pour une exportation de plus de 90 % de ce volume.
La production d’huile de tournesol en Ukraine a débuté au milieu du 19ème siècle. Les conditions environnementales et les caractéristiques du terrain permettent en effet la culture du tournesol sur tout le territoire de l’Ukraine.
Le marché mondial de l’huile de tournesol est actuellement en pleine croissance pour compenser le déclin de l’approvisionnement de colza. Sur ce marché, l’Ukraine est en concurrence avec les leaders établis de longue date – l’Argentine et la Russie. Alors que la Russie augmente sa production de graines de tournesol créant ainsi un potentiel pour stimuler sa production d’huile de tournesol, l’Argentine doit affronter des problèmes continuels dus à la sécheresse et à la confrontation entre les agriculteurs et le gouvernement local.
“Le pays produit aujourd’hui le même volume d’huile de tournesol que toute l’Union soviétique“, a précisé le Directeur de l’Association ukrainienne des producteurs d’huiles végétales Ukroilprom, Stepan Kapshuk.
Le marché ukrainien de l’huile de tournesol s’est continuellement développé cette année. Par rapport au premier trimestre 2010, le volume d’huile de tournesol ukrainienne exporté durant les trois premiers mois de 2011 a augmenté de 40 %.
Le premier consommateur d’huile de tournesol ukrainienne est l’Inde – le pays achète environ un quart des exportations annuelles d’huile de tournesol ukrainienne, d’après Ukragroconsult. Par ailleurs, l’Ukraine exporte de gros volumes d’huile de tournesol en Turquie, en égypte, aux Pays-Bas, en Russie, en Italie, en Espagne, en Biélorussie, en Arabie saoudite et en Géorgie.
En 2009, l’Ukraine a exporté un peu plus d’1 million de tonnes d’huile de tournesol, ce qui a représenté plus de la moitié des exportations d’huile de tournesol du monde – à savoir, 54 %, affirme Ukragroconsult. A la fin de 2010, la part de marché de l’Ukraine pour les exportations mondiales d’huile de tournesol s’élevait à 57 %.
Il y a plus de dix ans, l’Ukraine a commencé à stimuler le secteur de la production d’huile de tournesol en mettant en place une taxe à l’exportation pour les graines de tournesol. Cela a incité les producteurs locaux d’huile de tournesol à augmenter la production d’huile de tournesol dans le pays au lieu d’exporter le produit brut vers des usines étrangères de transformation. Depuis cette date, l’Ukraine a progressivement diminué la taxe à l’exportation.
Selon certains experts, la production de l’huile végétale pure (HVP) à base de tournesol est envisageable et pourrait se substituer, au moins en partie, au gazole pour les véhicules diesel. “Le bilan énergétique semble positif : pour une unité d’énergie investie, il est possible d’en retirer sept, soit 3,5 sous forme d’huile et autant sous forme de tourteau, source de protéines pour l’élevage…” Cependant, la production d’agrocarburants nécessite d’importantes surfaces cultivables.
Voici deux exemples de la montée en puissance des énergies renouvelables en Bretagne. Le premier concerne les communes de Plounévez-Quintin et Kergrist-Moëlou (22) qui viennent d’inaugurer, début octobre, le plus grand parc éolien implanté en Bretagne soit treize éoliennes. Cela représente un investissement d’environ 42 millions d’euros. Il a une capacité de 26 mégawats pouvant fournir 20 000…
Source : Kreiz er Mor
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Jeudi matin a eu lieu l’inauguration de la mise en service de la plus grande ferme solaire construite en France en présence de Raymond Philippe, Maire des Mées, Ronald Knoche, Président du directoire d’Eco Delta, et Hiroaki Mizobuchi, Directeur exécutif de Sumitomo Corporation.
D’une puissance de 30,9 MWc, la ferme solaire des Mées, dans les Alpes-de-Haute-Provence, a été conçue et développée par Eco Delta, développeur et exploitant indépendant de sites de production d’électricité à base d’énergies éolienne et solaire, avec l’appui de son partenaire, le géant japonais Sumitomo Corporation.
“La mise en service officielle de la ferme solaire des Mées, la plus grande centrale photovoltaïque de France à aujourd’hui, est un évènement majeur pour l’avenir de la filière photovoltaïque française. Elle confirme qu’il faut laisser leur chance aux PME indépendantes comme la nôtre, car elles sont à l’origine de la richesse et du dynamisme de la filière, dans le respect des principes environnementaux, sociaux et sociétaux du développement durable. Nous remercions la commune des Mées, Sumitomo Corporation et tous nos partenaires d’avoir rendu possible cette belle réalisation“, a déclaré Ronald Knoche, Président du directoire d’Eco Delta.
“Tout d’abord nous tenons à exprimer notre profonde gratitude envers toutes les personnes qui nous ont soutenus dans la réalisation de ce projet solaire monumental aux Mées. Nous sommes extrêmement heureux de l’inauguration de la ferme des Mées. Non seulement parce que c’est le plus grand projet d’énergie photovoltaïque auquel nous ayons jamais participé, mais aussi parce que cette installation devrait apporter une contribution significative à la préservation de l’environnement dans la région, ainsi qu’à l’utilisation des énergies renouvelables en France. Sumitomo Corporation a pour priorité de développer des relations basées sur la confiance, et à ce titre, répondra aux attentes de toutes les personnes impliquées dans ce projet, à travers une gestion opérationnelle et managériale solide que nous nous engageons à assurer pendant plus de 20 ans, avec notre partenaire Eco Delta“, a ajouté Hiroaki Mizobuchi, directeur exécutif de Sumitomo Corporation.
Un des plus hauts rendements possibles en France
La ferme solaire des Mées est constituée de 6 parcs, dont 5 sont déjà en service et dont l’ensemble le sera d’ici quelques jours. Elle est déployée sur 70 hectares du plateau de la colle des Mées, un site exceptionnel caractérisé par :
la combinaison d’un ensoleillement record toute l’année (1 550 kWh d’irradiation solaire horizontale par an) et de températures relativement basses,
ainsi que par un air pur grâce à son altitude élevée (800 mètres) et à l’absence d’industrie lourde dans la région.
Avec plus de 1 455 kWh/KWc par an, l’installation offre ainsi un des plus hauts rendements possibles en France. Elle produit 50 GW/an et permet d’alimenter en électricité 83 000 habitants de la région.
Une réalisation durable pour l’environnement et l’agriculture
A la base de l’éthique d’entreprise d’Eco Delta, la durabilité environnementale et agricole a présidé à la conception et à la réalisation de la ferme solaire des Mées, comme de l’ensemble de ses projets. Les 70 hectares d’anciennes friches agricoles occupés par l’installation ont été préparés selon la méthode du mulching (broyage du couvert végétal) pour les transformer en terres cultivables. De même, pour préserver le terrain, Eco Delta a décidé de limiter l’utilisation du béton en choisissant d’implanter les structures porteuses des panneaux photovoltaïques à l’aide de vis. Les terrains vont être ensemencés de plantes mellifères pour produire miel et huiles essentielles, tout en favorisant la préservation des abeilles. Enfin, la reconversion de la ferme solaire des Mées en terres agricoles, en fin de vie, et le recyclage de ses panneaux photovoltaïques ont été prévus dès la conception.
Lancée en janvier dernier, la construction a été assurée clé en main par le secteur Energy de Siemens France. 112 780 panneaux polycristalins fournis par Suntech ont ainsi été notamment montés.
L’investissement réalisé par Lavansol 1, la société d’exploitation de la ferme solaire des Mées détenue conjointement par Eco Delta et Sumitomo Corporation, s’élève à 110 millions d’euros financés sur fonds propres et par un prêt bancaire. En année pleine, Lavansol 1 devrait réaliser un chiffre d’affaires de 14,5 millions d’euros.
Pour mener à bien cette réalisation très ambitieuse, qui contribue largement à la diversification énergétique des Alpes-de-Haute-Provence, les deux partenaires ont bénéficié du soutien des autorités locales.
“C’est une réelle satisfaction que de voir aboutir un projet aussi important (…) La commune s’est beaucoup investie pour la réussite de ce projet car la production d’énergie renouvelable lui parait indispensable pour lutter contre les gaz à effet de serre et pour préserver la planète. Par ailleurs, le site se prête particulièrement à l’implantation de parcs photovoltaïques. La gêne est minime pour l’agriculture et pour l’ensemble de la population. Enfin, malgré la suppression de la taxe professionnelle, la commune espère des retombées fiscales qui lui permettront de toujours mieux répondre aux besoins des habitants. Je souhaite plein succès à la plus grande ferme solaire de France“, a conclu Raymond Philippe, Maire des Mées.
L’hydroélectricité qui est la deuxième source de production d’électricité en France après le nucléaire représente 12 % de la production nationale d’électricité et 20 % de la puissance installée avec 25,3 GW.
L’avantage de l’hydroélectricité qui au passage n’émet ni CO2, ni autres gaz polluants, fournit 95 % de la production d’électricité renouvelable française. Par ailleurs, c’est la première énergie renouvelable et la seule qui soit modulable. Associée à un réservoir, elle permet de stocker l’énergie à la source et d’ajuster la production électrique aux besoins quasiment en temps réel. Une énergie précieuse pour faire face aux pics de consommation et contribuer à l’indépendance énergétique de la France.
L’héritage français des concessions
Au début du XXe siècle, la France a décidé de développer de grandes installations hydroélectriques sous le régime de la concession, qui a favorisé l’effort d’équipement. Par la loi du 16 octobre 1919, l’Etat donnait à un opérateur l’exploitation d’une chute d’eau pour une durée allant jusqu’à 75 ans.
En contrepartie, ce dernier s’engageait à construire et à exploiter les installations, qui demeuraient la propriété de l’Etat. En fin de concession, la loi autorisait son renouvellement pour une durée de 30 à 40 ans, et prévoyait un droit de préférence pour le concessionnaire sortant. Aujourd’hui, le parc hydroélectrique français compte 2 500 centrales, dont 399 concessions d’une puissance supérieure à 4,5 MW, son âge moyen est de 50 ans. EDF opère
80 % de la puissance hydroélectrique concédée et GDF Suez 17 %.
La première mise en concurrence de l’histoire
La fin du monopole d’EDF en 2000, sa transformation en société anonyme en 2004 et la suppression du droit de préférence pour le concessionnaire sortant en 2006 ont conduit à modifier la procédure de renouvellement des concessions hydroélectriques par appel d’offres en 2008.
Pour créer des ensembles cohérents sur le plan énergétique et environnemental, le Gouvernement a décidé de lancer l’appel d’offres par vallée. Ainsi, 2,8 GW concernent des concessions arrivées à échéance, 2,3 GW proviennent d’une quinzaine d’ouvrages dont la fin de concession est anticipée et 0,2 GW de suréquipements sont demandés. Au total, 10 concessions totalisant une cinquantaine d’ouvrages et une puissance de 5,3 GW seront renouvelées d’ici à 2015
Les trois critères de sélection
Pour chaque concession, l’Etat choisira la meilleure offre sur 3 plans.
► Energétique : les investissements de modernisation et de construction de nouveaux équipements proposés par les candidats pour accroître la production.
► Environnemental : la protection renforcée des écosystèmes dans le respect des autres usages de l’eau (irrigation, activités de loisirs…).
► Economique : l’attractivité de la redevance d’exploitation versée à l’Etat et aux collectivités locales

D’autres acteurs intéressés par ces appels d’offres
Le numéro 1 de l’hydroélectricité en Allemagne, E.ON, est candidat aux appels d’offres pour le renouvellement des concessions hydroélectriques françaises et entend bien jouer tous ses atouts. En effet, ce dernier n’est pas un novice en la matière puisqu’il opère 212 centrales et 6,2 GW de capacité installée dans 4 pays (Allemagne, Suède, Espagne, Italie).
Vattenfall, l’entreprise de production et de distribution d’électricité suédoise, espère aussi participer au renouvellement des concessions hydroélectriques.
Direct Energie s’est quant à lui associé avec EGL, une filiale du groupe helvétique Axpo afin de répondre à l’appel d’offres.
Le Projet FUTUROL qui vise à mettre au point et à commercialiser un procédé complet de production de bioéthanol de deuxième génération a atteint une nouvelle étape de son développement : la mise en fonction de la première usine pilote française sur le site de Pomacle-Bazancourt.
Cette étape décisive soutenue par l’Office national des forêts (ONF), concrétise la production de bioéthanol de deuxième génération, et permettra de valider à l’échelle préindustrielle les résultats des recherches entreprises depuis 2008. Trois années d’essais seront désormais nécessaires pour déterminer les choix technologiques qui permettront le passage à l’échelle industrielle.
Lancé en 2008, le Projet FUTUROL regroupe 11 acteurs qui couvrent l’ensemble de la filière, du végétal à la pompe. Ce sont aussi bien des financiers, que des industriels ou encore des laboratoires de recherche qui apportent au projet leurs compétences et expertises, issues de plusieurs années d’implication dans le domaine des biocarburants.
S’approvisionner localement et durablement
Le Projet FUTUROL privilégie une approche multi-ressources des matières premières. Dans une perspective d’approvisionnement durable et de non-concurrence avec l’alimentation, il vise l’utilisation de matières premières végétales diversifiées : co-produits de l’agriculture, ressources forestières, déchets, etc. Il a aussi pour vocation de développer une filière de production adaptable au contexte local. Selon les promoteurs du projet, “la production de bioéthanol de deuxième génération doit pouvoir être localisée n’importe où dans le monde, alterner les matières premières utilisées selon les saisons et être, le cas échéant, mise en oeuvre dans les unités de première génération.”
L’usine pilote : vers la deuxième génération
La construction de l’usine pilote a débuté à l’automne 2008 sur le site de Pomacle, dans la Marne, au coeur du complexe agro-industriel de Bazancourt. L’usine pilote constitue aujourd’hui un ensemble de 5 000 m2.
Ce site permettra de tester, à l’échelle 1/1000è soit 180 000 litres/an, la mise en cohérence des avancées technologiques. L’objectif est de valider à l’échelle préindustrielle les résultats obtenus en laboratoire et de choisir les technologies à mettre en oeuvre à l’échelle industrielle. Les sources d’optimisation possibles, notamment les consommations énergétiques ou la gestion des flux de matières seront également étudiées lors de cette étape.
Inauguré le 11 octobre 2011, le pilote est mis à la disposition des équipes de recherches impliquées dans le Projet FUTUROL.
« Je me réjouis que l’ONF s’inscrive dans cette démarche. C’est un projet exemplaire et porteur d’avenir pour les territoires et le développement local. C’est également un nouvel enjeu pour le développement de la biomasse forestière, dans le respect de la gestion durable des forêts » a déclaré Pascal Viné (en photo), directeur général de l’Office national des forêts.
** Porté par la société PROCETHOL 2G, le PROJET FUTUROL est porté par 11 partenaires : acteurs R&D (ARD, IFP Energies Nouvelles, INRA et Lesaffre), acteurs industriels (Champagne Céréales, ONF, TEREOS, TOTAL) et acteurs financiers (Crédit Agricole Nord Est, CGB, Unigrains). Le projet vise à mettre au point et commercialiser un procédé complet de production de bioéthanol de deuxième génération.
L’industrie de l’énergie éolienne au Canada devrait connaître une année record en 2011 avec la mise en service prévue de quelque 1 338 MW de nouvelle puissance éolienne installée, contre 690 MW en 2010, selon les nouvelles projections de l’Association canadienne de l’énergie éolienne (CanWEA).
Ces nouvelles installations, qui représentent près de 3,5 milliards de dollars d’investissements, ont généré plus de 13 500 années-personnes de travail, en plus d’injecter de l’électricité “renouvelable” au réseau électrique.
L’année 2011 constitue aussi d’après le CanWEA, une année record au chapitre des nouvelles installations d’éoliennes en Ontario, car une puissance installée de plus de 500 MW doit être mise en place d’ici la fin de l’année.
Cependant, cette province n’est pas la seule à vouloir tirer parti des avantages économiques et environnementaux liés à l’exploitation de l’énergie éolienne. En 2011, de nouveaux parcs éoliens seront mis en service dans 7 autres provinces canadiennes, notamment la Colombie-Britannique, l’Alberta, la Saskatchewan, le Manitoba, le Québec, le Nouveau-Brunswick et la Nouvelle-Écosse.
« 2011 aura été une année record en ce qui a trait aux nouveaux projets de développement de l’énergie éolienne au Canada, ce qui se traduit par de l’air plus propre, de nouveaux emplois et des investissements locaux pour les collectivités qui accueillent des projets d’énergie éolienne », a expliqué Robert Hornung, président de CanWEA.
« Le Canada, et plus particulièrement l’Ontario, commence à être considéré par les investisseurs internationaux intéressés par l’énergie éolienne comme une destination offrant un important avantage concurrentiel. Conserver cette réputation exigera des engagements soutenus par rapport à des cibles ambitieuses en matière de développement de l’énergie éolienne et une politique-cadre stable. »
Il est maintenant prévu que le Canada terminera l’année 2011 avec plus de 5 300 MW de puissance éolienne installée totale – assez pour alimenter plus de 1,5 million de foyers canadiens chaque année. À la fin de 2001, la puissance installée ne s’élevait qu’à 198 MW. Au cours des cinq prochaines années, des projets éoliens représentant plus de 6 000 MW sont déjà prévus par des contrats au Canada, et plusieurs gouvernements provinciaux lancent de nouveaux processus d’approvisionnement pour obtenir encore plus d’énergie éolienne.
En Ontario, les projets de développement de l’énergie éolienne créeront plus de 80 000 années-personnes de travail et attireront plus de 16 milliards de dollars en investissements du secteur privé au cours des huit prochaines années, selon l’étude la plus exhaustive jamais entreprise sur l’incidence économique de l’industrie de l’énergie éolienne dans la province.
Le rapport, intitulé “The Economic Impacts of the Wind Energy Sector in Ontario 2011 – 2018“, préparé par ClearSky Advisors, quantifie les emplois et les retombées économiques prévus associés à l’industrie de l’énergie éolienne ontarienne, en plein essor, dont 8,5 milliards de dollars investis à l’échelle locale et plus de 1,1 milliard en recettes aux municipalités locales et aux propriétaires fonciers sous forme de taxes et de paiements de location au cours de la durée de vie de 20 ans des projets.
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