Le ministère chinois du Commerce (MCC) a exprimé samedi sa préoccupation concernant une enquête américaine anti-dumping et anti-subventions concernant les exportations chinoises de tours éoliennes. “Cet acte porte atteinte non seulement à la coopération bilatérale dans le domaine des énergies nouvelles et aux intérêts des industries américaines, mais va également à l’encontre des efforts mondiaux…
Source : La Chine (actualité, podcast)
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Après seulement six mois de recherche, le projet Las VeGaS a permis de développer une nouvelle technologie de fabrication permettant de réduire de plus de 50% le coût de la métallisation en face avant des cellules solaires en silicium multi-cristallin, tout en atteignant un rendement de 18%.
Le projet qui réunit les sociétés SCHOTT Solar, RENA et le CiS Forschungsinstitut für Mikrosensorik und Photovoltaik vise à remplacer les contacts en argent (couramment utilisés en face avant des cellules solaires) par une couche de nickel-cuivre, moins coûteuse. Il a déjà atteint un objectif important : une cellule solaire métallisée au cuivre, avec un rendement de 18 %.
Basée sur un wafer en silicium multi-cristallin SCHOTT Solar, avec une métallisation standard en face arrière par sérigraphie, cette technique diviserait par 2 les coûts de métallisation en face avant.
La difficulté particulière de la métallisation nickel-cuivre par électrodéposition est d’éviter la diffusion du cuivre dans la cellule solaire en silicium, car il réduirait la durée de vie des électrons et par conséquent le rendement de la cellule. L’équipe du projet a donc mis au point une couche de nickel électrodéposée qui empêche la diffusion, ainsi que les techniques adéquates pour appliquer à la cellule la barrière de nickel et les contacts en cuivre.
En utilisant la nouvelle technologie « InCellPlate » de RENA et des outils industriels standards, l’équipe a fabriqué des prototypes prometteurs. Ces cellules solaires vont ensuite être utilisées pour fabriquer des modules tests afin de démontrer leur stabilité à long terme dans le cadre de tests de fiabilité. L’équipe travaille en outre à transposer ces progrès technologiques aux cellules en silicium monocristallin. Elle attend un rendement supérieur à 19 %.
Outre le coût inférieur du cuivre, la méthode Las VeGaS offrirait selon le consortium un autre avantage : “les couches électrodéposées respectent l’environnement, car elles n’utilisent ni plomb ni solvant. Elles répondent ainsi aux exigences de la directive RoHS de l’Union européenne, qui impose une restriction des substances dangereuses pour la fabrication d’appareils électriques et électroniques. La nouvelle technique évite aussi l’utilisation de pâte d’argent coûteuse, car il suffit d’une très fine couche d’argent déposé par électrolyse pour souder les cellules aux contacts en cuivre, lors de la fabrication des modules. Elle permet de diminuer d’au moins 95 % l’utilisation d’argent.”
Le projet Las VeGaS vise une stabilité à long terme de la métallisation en face avant des cellules solaires, à l’aide de couches électrodéposées respectueuses de l’environnement. Celui-ci a obtenu une aide financière du ministère fédéral de l’enseignement et de la recherche, dans le cadre de l’initiative « Partenariat pour l’innovation photovoltaïque ».
** SCHOTT Solar fabrique des wafers, cellules et modules solaires. RENA est l’un des plus grands fournisseurs de technologie de traitement chimique en milieu humide, principalement pour le photovoltaïque. Le CiS Forschungsinstitut für Mikrosensorik und Photovoltaik GmbH d’Erfurt est un institut de R&D dans les domaines des détecteurs sur silicium, des microsystèmes et du photovoltaïque.
Inaugurée par le roi d’Espagne en octobre 2011, Gemasolar représente une grande avancée dans le secteur de l’énergie solaire puisqu’elle est la première centrale solaire pouvant produire de l’électricité 24 heures sur 24.
C’est à Séville, en Andalousie, qu’est installée Gemasolar, la première centrale solaire commerciale au monde capable de produire de l’électricité même sans soleil, grâce à l’utilisation de sel fondu, en lieu et place du pétrole, comme fluide de transfert.
Plus de 2 600 miroirs répartis sur 185 hectares concentrent les rayons du soleil sur un récepteur géant placé au centre de l’installation afin de chauffer le sel liquide.
La température, qui dépasse les 500 °C, est bien supérieure à celle des centrales habituelles dont la technologie repose sur des capteurs cylindro-paraboliques. Ces hautes températures génèrent ensuite une vapeur pressurisée plus chaude, qui assure une mise en mouvement plus efficace des turbines.
Grâce à la capacité de stockage du sel, la centrale est à même d’injecter de l’électricité dans le réseau jusqu’à 15 heures sans qu’il y ait de soleil, par exemple pendant la nuit et les périodes nuageuses.
Forte d’une capacité de 19,9 MW, Gemasolar peut approvisionner en électricité quelque 27 500 ménages du sud de l’Espagne. Sa production annuelle équivaut au volume d’énergie d’une centrale thermique classique qui consommerait 89 000 tonnes de lignite ou à la transformation de 217 000 barils de pétrole. La centrale devrait par conséquent permettre de réduire les émissions de CO2 de plus de 30 000 tonnes par an.
Un projet phare de l’innovation en matière d’énergie solaire
« Nous voulons nous implanter dans le monde entier et développer l’utilisation de l’énergie solaire à concentration comme source d’énergie durable » a déclaré Enrique Sendagorta, le président de Torresol Energy, une co-entreprise formée par le groupe d’ingénierie espagnol SENER et Masdar, la société publique de mise en valeur des énergies renouvelables d’Abu Dhabi. « Ce faisant, nous contribuerons à la protection de l’environnement pour les générations futures » a t-il ajouté.
L’inauguration officielle de Gemasolar a eu lieu en présence du prince héritier d’Abu Dhabi Sheikh Mohammed bin Zayed Al Nahyan et du roi d’Espagne Juan Carlos.
Gemasolar est le projet phare de Torresol Energy. La centrale a récemment reçu de la compagnie américaine CSP Today le prix 2011 de l’innovation technologique commercialisée de l’année et un Ruban d’honneur des European Business Awards.
Ce projet ultramoderne fait figure de pionnier.
La Banque Européenne d’Investissement y a contribué à hauteur de 80 millions d’euros. Gemasolar est l’une des sept centrales solaires à concentration et 19 centrales photovoltaïques financées par la Banque depuis 2006 pour un montant total de 2,6 milliards d’euros.
Le premier producteur écossais d’énergie marine, SSE Renewables et l’industriel français Alstom ont annoncé mardi la création d’une société commune chargée de développer le projet Costa Head, qui aura pour objectif d’atteindre une capacité de production de 200 mégawatts (MW) en utilisant l’énergie des vagues.
Ce projet est situé au nord de Mainland, île principale de l’archipel des Orcades, dans la zone stratégique de Pentland Firth and Orkney Waters, qui fait partie du Domaine de la Couronne britannique (The Crown Estate).
Alstom et SSE Renewables travailleront ensemble pour équiper le site de convertisseurs d’énergie de la houle AWS-III, après avoir obtenu les autorisations nécessaires. Le développement de cette technologie est assuré par la société écossaise AWS Ocean Energy, dans laquelle Alstom a acquis une participation de 40 % en juin 2011.
Le site de Costa Head se situe à 5 km au nord de Mainland, et a une profondeur d’environ 60-75m. SSE Renewables et Alstom prévoient de réaliser des analyses détaillées du site ainsi qu’une étude d’impact environnemental. L’objectif est de développer le site en commençant par une phase initiale de 10 MW environ, avant de passer à sa pleine capacité.
Créée en 2004, AWS Ocean Energy se consacre au développement et à la fourniture de son générateur houlomoteur AWS-III, un dispositif flottant dont la puissance nominale s’élève à 2,5 MW. Un prototype de l’AWS-III à l’échelle 1/9e a été testé dans le Loch Ness en 2010. Les essais à grande échelle du composant débuteront en 2012 avec le soutien de WATERS (Wave and Tidal Energy : Research, Development and Demonstration Support), un fonds géré par Scottish Enterprise. Le déploiement du prototype à grande échelle est prévu pour 2014 au Centre européen de l’énergie marine (EMEC).
Au niveau mondial, l’énergie des vagues constitue un gisement potentiel de production d’électricité estimé à 200-300 gigawatts (GW). Elle est utilisable à proximité des régions densément peuplées d’Europe et d’Amérique du Nord, ce qui en fait une nouvelle source d’énergie renouvelable attractive. La technologie AWS-III est basée sur des convertisseurs composés de cellules interconnectées à membrane flexible, qui transforment la force des vagues en énergie pneumatique par compression de l’air. Des turbo-alternateurs convertissent ensuite cette énergie pneumatique en électricité.

[ Echelle 1:9 de l'AWS-III en cours de test sur le Loch Ness, Juin 2010 ]
Un convertisseur type est un ensemble de 12 cellules, d’une largeur de près de 16 m et d’une profondeur de 8 m, disposées autour d’une structure circulaire d’un diamètre extérieur pouvant atteindre jusqu’à 60 m. Ce dispositif a une capacité de 2,5 MW, le profilé de construction en acier pesant moins de 1 300 tonnes. Le système AWS-III sera mouillé à des profondeurs de 65 à 150 m, au moyen d’extensions d’amarrage standard.
Ces convertisseurs seront regroupés par ensembles ou « fermes », d’une puissance totale pouvant atteindre plusieurs centaines de mégawatts. Chaque AWS-III sera relié à une sous-station centrale offshore via une ligne à haute tension. « Le choix de l’AWS-III pour ce projet exaltant et innovant constitue une reconnaissance majeure de la qualité de notre technologie et de nos équipes. Nous sommes fermement convaincus que l’AWS-III deviendra le choix par excellence pour la production d’électricité offshore à grande échelle à partir de l’énergie des vagues. Nous nous réjouissons de pouvoir travailler en partenariat avec Alstom et SSE sur le projet Costa Head », a déclaré Simon Grey, Directeur Général d’AWS Ocean Energy.
« Nous sommes très heureux d’annoncer l’accord signé avec SSE Renewables, un des leaders du développement de l’énergie marine dans le monde, pour le projet de Costa Head, le plus grand site de récupération de l’énergie des vagues actuellement en développement. Une fois achevé, il contribuera significativement aux objectifs que s’est fixés le Royaume-Uni dans le domaine des énergies renouvelables, a déclaré Jérôme Pécresse, Président du secteur Alstom Renewable Power. Ce projet place Alstom à l’avant-garde du domaine en forte croissance de l’énergie marine, aux côtés de nos activités dans la production d’électricité éolienne offshore et marémotrice. Il témoigne de la diversité de notre offre en tant que fournisseur leader de solutions d’énergie propre, ainsi que de l’engagement d’Alstom dans toutes les sources d’énergie renouvelable en Ecosse, dont le potentiel à cet égard est considérable. »
SSE Renewables, spécialisé dans le développement de projets d’énergie houlomotrice et marémotrice d’Ecosse, s’est vu confier en 2010 par le Crown Estate les droits de développement exclusifs du site de Costa Head. Il développe actuellement, avec ses partenaires, la moitié des 1,6 GW de capacité des sites de récupération d’énergie houlomotrice et marémotrice concédés par le Domaine de la Couronne britannique dans le cadre d’un programme de concessions commerciales dédié aux projets d’énergie marine.
« Nous sommes ravis d’être partenaires d’Alstom sur le projet Costa Head. En tant que fournisseur leader de solutions énergétiques et développeur de technologies marines, Alstom, qui dispose d’une participation dans AWS Ocean Energy, représente en effet un partenaire très solide pour ce projet. Ce partenariat constitue une étape majeure du projet Costa Head et nous sommes impatients de travailler avec Alstom en vue d’assurer la réussite du développement de ce site important », a déclaré John Thouless, responsable du développement marin chez SSE Renewables.
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Dans un communiqué dès plus laconique, le géant de l’éolien danois Vestas a annoncé jeudi la suppression effective de 2.335 postes dans le monde d’ici la fin de l’année en précisant qu’il souhaitait réduire ses coûts fixes de plus de 150 millions d’euros.
Et ce n’est qu’un début ! En plus des licenciements prévus des 2.335 employés dans les prochains mois, Vestas se prépare aussi à un ralentissement potentiel aux États-Unis si le système du crédit d’impôt actuel (PTC) ne serait pas reconduit après 2012. Dans cette optique, cela pourrait aboutir à un licenciement de 1.600 employés dans les usines de production nord américaine. Cela constituerait un revers de taille pour le numéro 1 de l’éolien dans la mesure où ce dernier n’a pas hésité à investir plus d’1 milliard de dollars dans 4 usines au Colorado.
Comme c’est déjà le cas pour le photovoltaïque, l’éolien semble de plus en plus être confronté à une concurrence agressive des industriels chinois (Sinovel, Goldwind). Par ailleurs, la crise de la dette ne facilite pas le financement de gros projets éoliens où les subventions sont revues à la baisse aussi bien en Europe qu’aux Etats-Unis,
En fin de journée, le cours de l’action côté à la Bourse de Copenhague était en forte baisse ( – 6,71% ).
C’est mauvaise nouvelle intervient alors même que le Danemark prenait jeudi la présidence de l’Union Européenne.
Pour que l’énergie éolienne en mer contribuent à produire 3,5 % de la consommation d’électricité française, soit l’alimentation de plus de 4,5 millions de foyers, cela implique la construction d’une capacité éolienne offshore de 6 GW à l’horizon 2020, soit environ 1.200 éoliennes.
Le premier appel d’offres portant sur des installations éoliennes de production d’électricité en mer en France métropolitaine doit permettre d’ériger 500 à 600 éoliennes au large des côtes françaises, pour une production de 3 GW. Il comprend la construction et l’exploitation de 5 parcs éoliens de production d’électricité implantées en mer.
Les candidats avaient jusqu’au 11 janvier 2012 – 14h, pour transmettre leurs dossiers à la Commission de Régulation de l’Energie (CRE).
Trois consortium menés par les producteurs d’énergie français EDF et GDF Suez et leur concurrent espagnol Iberdrola, ont déposé 10 candidatures dans les temps.
Le groupement dirigé par EDF (en partenariat avec Alstom) est candidat pour 4 sites. GDF Suez (en partenariat avec Areva) est partant pour 3 sites, ainsi que pour un autre site en coopération avec l’allemand Siemens. Pour terminer, le consortium Iberdrola vise lui deux sites.
Zoom sur les 5 zones retenues par le gouvernement et les objectifs de puissance :
Le Tréport (Seine-Maritme-Somme) – 110km2 : puissance maximale 750 MW, puissance minimale 600 MW ;
Fécamp (Seine-Maritime) – 88 km2 : puissance maximale 500 MW, puissance minimale 480 MW ;
Courseulles-sur-mer (Calvados) – 77 km2 : puissance maximale 500 MW, puissance minimale 420 MW ;
Saint-Brieuc (Côtes d’Armor) – 180 km2 : puissance maximale 500 MW, puissance minimale 480 MW ;
Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) – 78 km2 : puissance maximale 750 MW, puissance minimale 420 MW.
[ Cliquez sur l'image pour zoomer ]
Les lauréats seront ensuite sélectionnés en avril 2012, puis à l’issue d’une étape de « levée des risques » obligatoire, devront confirmer la faisabilité du projet en octobre 2013. Les installations devront alors être construites progressivement à partir de 2015.
Les projets seront sélectionnés selon 3 critères, à savoir : la qualité du projet industriel et social (40 % de la note finale), le prix d’achat de l’électricité proposé (40 %) et le respect de la mer et de ses usages (20 %).
La finalisation de cet appel d’offres devrait se concrétiser par la création d’environ 10 000 emplois pour un investissement industriel de 10 milliards d’euros. Ce projet est considéré par beaucoup d’acteurs comme une opportunité de développement non seulement pour l’industrie mais aussi pour les bassins d’emplois situés sur le littoral (activités portuaires et chantiers navals).
« Nous voulons faire du développement de l’éolien offshore l’opportunité de créer en France une filière industrielle d’excellence. Nous nous réjouissons que les consortiums concurrents aient d’ores et déjà affiché des perspectives d’emplois en France très significatives. De l’ordre de 10 000 emplois pourraient être créés dans notre pays » ont déjà déclaré Nathalie Kosciusko-morizet et Eric besson.
Photowatt, pionnier français dans la production de panneaux solaires qui est actuellement en redressement judiciaire, fait l’objet de nombreuses convoitises pour une éventuelle reprise parmi les industriels dont figurerait le groupe STMicroelectronics.
Ainsi, “plus de 10 marques d’intérêt dont celles émanant de sociétés de taille importante et qui semblent crédibles” se montreraient intéressés par la reprise de Photowatt située à Bourgoin-Jallieu, a indiqué hier à l’AFP le président du tribunal de commerce de Vienne, Pierre Sibut. En réalité, 3 seulement seraient des repreneurs jugés “très sérieux“.
M. Sibut a évoqué une société française de classe mondiale qui se proposerait de reprendre la totalité des 442 salariés.
La piste de la firme STMicroelectronics n’est donc pas à négliger d’autant que celle-ci développe des semi-conducteurs en silicium, un composant clé que l’on retrouve dans le processus de fabrication des cellules photovoltaïques. De plus, tout comme Photowatt, elle est implantée à Crolles en Isère.
Par ailleurs, STMicroelectronics posséderait une taille suffisante pour faire face aux échéances à court terme de Photowatt. En effet, “le problème de Photowatt, c’est qu’elle a un carnet de commandes à zéro et qu’elle perd 3 millions d’euros par mois“, a-t-il noté. C’est pourquoi, les repreneurs auraient aussi demandé à l’Etat, une aide sous la forme d’un carnet de commandes garanti pendant plusieurs années. Des entreprises publiques comme EDF seraient alors mises à contribution pour acheter les produits solaires de Photowatt plutôt que ceux des concurrents européens voire asiatiques !
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