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L'Italie réduit les incitations financières accordées aux énergies …
Actualités News Environnement L'Italie va réduire les incitations financières accordées aux compagnies produisant des énergies renouvelables et aux investisseurs voulant placer de l'argent dans ce secteur. L'Italie va revoir à la baisse les incitations financières mises en place … |
Dans un communiqué dès plus laconique, le géant de l’éolien danois Vestas a annoncé jeudi la suppression effective de 2.335 postes dans le monde d’ici la fin de l’année en précisant qu’il souhaitait réduire ses coûts fixes de plus de 150 millions d’euros.
Et ce n’est qu’un début ! En plus des licenciements prévus des 2.335 employés dans les prochains mois, Vestas se prépare aussi à un ralentissement potentiel aux États-Unis si le système du crédit d’impôt actuel (PTC) ne serait pas reconduit après 2012. Dans cette optique, cela pourrait aboutir à un licenciement de 1.600 employés dans les usines de production nord américaine. Cela constituerait un revers de taille pour le numéro 1 de l’éolien dans la mesure où ce dernier n’a pas hésité à investir plus d’1 milliard de dollars dans 4 usines au Colorado.
Comme c’est déjà le cas pour le photovoltaïque, l’éolien semble de plus en plus être confronté à une concurrence agressive des industriels chinois (Sinovel, Goldwind). Par ailleurs, la crise de la dette ne facilite pas le financement de gros projets éoliens où les subventions sont revues à la baisse aussi bien en Europe qu’aux Etats-Unis,
En fin de journée, le cours de l’action côté à la Bourse de Copenhague était en forte baisse ( – 6,71% ).
C’est mauvaise nouvelle intervient alors même que le Danemark prenait jeudi la présidence de l’Union Européenne.
Renewable Energy Corporation (REC), le fabricant norvégien de polysilicium dans le secteur photovoltaïque a annoncé hier la fermeture définitive d’une partie de sa production en Norvège après des résultats trimestriels très décevants.
REC indique que la fermeture de ses usines produisant des wafers et des cellules solaires se traduira par la suppression d’environ 17% de ses effectifs, soit environ 700 emplois sur les 4.000 employés du groupe.
En effet, durant cette période, REC a enregistré une perte nette de 759 millions de couronnes norvégiennes NOK (ou 98,7 millions d’euros) contre -896 millions de NOK un an plus tôt. Le résultat brut d’exploitation (EBITDA) a été divisé de plus de moitié, à 370 millions NOK contre 827 millions NOK, pour un chiffre d’affaires en baisse de près de 21%, à 3 milliards de NOK.
La société explique ce mauvais résultat par la conjonction de plusieurs facteurs dont l’incertitude économique qui pèse actuellement sur le marché solaire (crise financière et investissements en baisse), par la surcapacité de production persistante et par la prédominance des acteurs asiatiques dans la chaîne de valeur.


La part de marché du couple infernal Chine + Taïwan dans la production de cellules photovoltaïques n’a cessé de grimper, passant de 19% à 59% en 5 ans (2006 à 2010). L’Europe et le Japon demeurent les grands perdants de cette concurrence effrénée.
Par ailleurs, après avoir lourdement chuté au 2ème trimestre 2011, les prix “spot” du polysilicium, des wafers (galettes de silicium) et des modules solaires ont continué leurs dégringolades au 3 trimestre 2011, (soit respectivement : -10%, -8%, -9%) a estimé REC dans son rapport.
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La France risque de manquer d’électricité dès 2016
20minutes.fr Pour supporter cette baisse de production, la France devrait à la fois maîtriser sa demande d’énergie et développer les énergies renouvelables: «Nous aurons besoin de 40GW de capacité éolienne et de 25GW de capacité photovoltaïque. … et plus encore » |
Alors que le dispositif de baisse dynamique du tarif d’achat de l’électricité solaire en France s’applique depuis le 1er juillet 2011, “personne n’est aujourd’hui capable de donner les dix tarifs en vigueur pour les systèmes intégrés au bâti, simplifiés ou non, selon la typologie du bâtiment à équiper” a déploré hier à la Ciotat ENERPLAN, l’assocation professionnelle de l’énergie solaire.
En effet, compte tenu de l’arrêté tarifaire de mars 2011, les tarifs applicables au 1er juillet ne devraient être connus qu’à la fin du mois de juillet, le temps que les gestionnaires de réseaux fassent remonter le nombre de demandes de raccordement enregistrées pendant le trimestre écoulé, que la Commission de Régulation de l’énergie compile les données et propose les coefficients de pondération de baisse des tarifs d’achat et que les ministres les homologuent par arrêté.
“Au début de chaque trimestre et en l’absence de statistiques mensuelles de demandes de raccordement, pour trois semaines à un mois, c’est la grande inconnue des tarifs d’achat en vigueur (baisse possible jusqu’à 9,5%)“, explique ENERPLAN.
Cette lacune porterait ainsi préjudice aux PME et PMI – déjà hautement fragilisées – du secteur car elles ne peuvent apporter à leurs prospects l’information essentielle qui préside à l’investissement. “C’est une absurdité de plus, alors que nous détruisons tous les jours des emplois que nous avions créés ces deux dernières années” dénonce l’association.
Et d’ajouter, “la créativité pour complexifier la régulation du secteur est doublée par l’opacité cultivée par l’administration”. Elle s’explique : “Le 15 mars 2011, la Commission d’Accès aux Documents Administratifs (CADA) saisie par Enerplan, avait émis un avis favorable à la communication de documents de synthèse de suivi des demandes de raccordement, qui ne permettaient pas l’identification d’un opérateur ou d’un projet. Ainsi, et malgré cette décision, la DGEC n’a fourni jusqu’à présent que des informations détaillées obsolètes (file d’attente à fin 2009) et les informations les plus récentes sont d’un manque total de précision (file d’attente des projets à fin 2010 non touchés par le moratoire).”
Et de conclure : “Faudra-t-il ester en justice auprès du tribunal administratif, pour faire respecter l’avis de la CADA par le ministère de l’énergie, et ainsi apporter un peu plus de transparence sur le marché ?“
Mauvaise nouvelle pour l’éolien ! Une première étude d’envergure de l’évolution des vents dans l’hémisphère Nord a été publiée par des chercheurs du LSCE (1) (CEA- CNRS- UVSQ) et du CEPMMT (2).
L’analyse poussée des enregistrements de plus de 800 stations de mesures du vent indique une baisse de la vitesse du vent de l’ordre de 10% en moyenne depuis trois décennies, dans plusieurs régions du globe : aux Etats Unis, en Chine, en Australie et dans quelques pays d’Europe.
Cette étude publiée en ligne par Nature Geoscience le 18 octobre 2010 a été menée au Laboratoire des Sciences du Climat et de l’Environnement, en collaboration avec le Centre Européen de Prévision Météorologique à Moyen terme (CEPMMT — ECMWF 3 en anglais) constitue une première de par l’ampleur de l’analyse. Jusqu’à présent la qualité souvent insuffisante et l’hétérogénéité des observations du vent effectuées à partir d’anémomètres 4 n’avaient pas permis une étude à l’échelle globale de son évolution à long terme.
Ici, les chercheurs ont mené une analyse statistique approfondie des enregistrements de plus de 800 stations de mesure du vent depuis 1979, à une altitude inférieure à 10 mètres au dessus du niveau du sol. L’analyse des tendances révèle un phénomène majeur : le vent a décliné sur la plupart des régions des latitudes tempérées des surfaces terrestres de l’hémisphère nord (voir la figure ci-dessous), une baisse de l’ordre de 10% en moyenne. L’étude révèle aussi que sur l’Asie, ce sont les vents modérés à forts qui ont décliné le plus rapidement.

L’étude tente également de comprendre la raison de ce déclin. En utilisant des simulations numériques effectuées au CEPMMT et au LSCE, des observations satellitaires et des radio-sondages 5, les auteurs montrent que cette baisse du vent peut s’expliquer par des changements dans la circulation générale de l’atmosphère depuis 30 ans, et surtout par l’augmentation de la végétation : les vagues de reforestation, par exemple en Sibérie, ont augmenté ce que les chercheurs appellent la « rugosité » du sol, c’est-à-dire la capacité des éléments de la surface du sol à freiner les vents.
Référence : Northern Hemisphere atmospheric stilling partly attributed to an increase in surface
roughness, Robert Vautard, Julien Cattiaux, Pascal Yiou, Jean-Noël Thépaut, Philippe Ciais, Nature Geoscience, 18 octobre 2010.
1 Laboratoire des sciences du climat et de l’environnement
– LSCE/IPSL. http://www.lsce.ipsl.fr
2 Centre Européen de Prévision Météorologique à Moyen terme
3 ECMWF : European Centre for Medium-Range Weather Forecasts.
4 Anémomètre : appareil permettant de mesurer la vitesse ou la pression du vent.
5 Radio-sondage : mesures météorologiques de l’atmosphère faites par des ballons.
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Le Danemark pourrait se passer d’hydrocarbures en 2050
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Le 23 août dernier, le Ministère du développement durable et Bercy ont annoncé une baisse de 12% de l’ensemble des tarifs d’achat du photovoltaïque au 1er septembre 2010.
Cette baisse, bien que brutale, était prévisible puisqu’elle ne fait que remettre en adéquation un prix de rachat qui est fixe, avec des prix de matériaux et équipements qui ont fortement baissé en raison de la hausse régulière des capacités de production en Asie et de la crise en Espagne.
Pour ces mêmes raisons structurelles, l’Allemagne, l’Espagne et l’Italie ont également décidé de diminuer leurs propres tarifs de plus de 15 %, alors que le niveau de rachat est moins élevé qu’en France. Notons que l’Allemagne, malgré un tarif de rachat très bas, est aujourd’hui au premier rang des Etats européens pour ce qui est de l’installation des surfaces de production d’électricité photovoltaïque.
Le Groupe Solabios, producteur français d’électricité photovoltaïque indique pour sa part avoir “parfaitement intégré cette tendance de long terme dans sa stratégie“, en précisant que la réduction du tarif effective au 1er septembre 2010 sera “rapidement compensée par l’amélioration constante de ses coûts d’achat et aura donc un impact limité sur le modèle économique des producteurs d’électricité d’origine photovoltaïque“.
La société se veut rassurante. Pour elle, cette mesure à la baisse ne modifie en rien “l’appétit des investisseurs pour financer ces installations et ne limitera donc pas le très fort potentiel de croissance et de rentabilité du groupe sur ce marché pendant les prochaines années“.
A ce titre, Solabios précise qu’elle disposera à fin 2010, d’une surface photovoltaïque en exploitation de 10 MW. Et l’ensemble des projets de centrales mis en chantier pour 2011 permettra de porter la capacité de production annuelle d’électricité du groupe à 16 MW supplémentaires, soit un total de 26 MW.
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France : bond sans précédent des énergies renouvelables
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