Vestas, spécialiste de l’éolien, a présenté mardi ses éoliennes GridStreamer de nouvelle génération, d’une puissance unitaire de 2,0 MW.
Selon le fabricant danois, ces machines offrent une production significativement accrue, une compatibilité réseau intégrée et par conséquent, un coût de l’énergie très compétitif. Cette version sera commercialisée dans un premier temps sur les marchés américains, puis sur ceux du bassin méditerranéen, du Moyen-Orient, de l’Amérique Latine, des Caraïbes et environ 70 % du continent africain.
Cette éolienne 2 MW de dernière génération donne une meilleure performance grâce à une transmission et un système de gestion de charges améliorés ainsi qu’un système de puissance basé sur un convertisseur pleine puissance. Elle offre également un facteur de charge élevé, atteint une puissance intégrée de 2,0 MW avec un rotor de 90 mètres de diamètre pour les sites à vents forts, et avec un rotor de 100 mètres de diamètre pour les sites à vents faibles et modérés. L’éolienne est certifiée conformément aux dernières normes IEC.
« Avec les éoliennes GridStreamer 2 MW, nos clients peuvent bénéficier d’une flotte modulaire d’éoliennes dynamiques, conçues pour une performance optimale quelles que soient les conditions de site et les classes de vent », explique Juan Araluce, Président de Vestas Méditerranée.
Toujours d’après Vestas, grâce à la nouvelle conception du multiplicateur, le perfectionnement des systèmes de contrôle, et un rotor de plus grand diamètre, ces éoliennes peuvent être installées sur des sites à vents forts. A titre d’exemple, avec une vitesse de vent à 8 m/sec en moyenne, la V100 – 2.0 MW installée sur un site IEC II produit environ 15 % d’énergie de plus que la V90 – 1.8 MW. Le multiplicateur est doté de bras de couple intégrés ainsi qu’un système de lubrification entièrement intégrée. Etant constitué de moins de pièces, il offre donc une plus grande facilité d’entretien et une réduction des coûts de maintenance.
« La conception modulaire des éoliennes GridStreamer 2 MW permet d’établir une production locale qui facilite l’approvisionnement local de composants et de prestations de service tout au long de la chaîne de valeurs Vestas » a conclu Juan Araluce.
Les premières éoliennes de série seront livrées et montées en 2012.
L’énergie solaire est utilisée essentiellement pour 2 usages, la production de chaleur d’une part et la production d’électricité d’autre part.
Une installation solaire thermique permet de fournir de l’eau chaude pour l’usage domestique ou pour le chauffage, tandis que celle photovoltaïque produit de l’électricité pouvant être utilisée sur place ou réinjectée dans le réseau de distribution électrique.
Les installations photovoltaïques utilisent des cellules qui convertissent la radiation solaire en électricité. Ces cellules sont constituées d’une ou deux couches de matériaux semi-conducteurs. Lorsque la lumière atteint la cellule, cela crée un champ électrique à travers les couches et ainsi un flux électrique. Plus la lumière est intense, plus le flux électrique est important.
Le principe de l’effet photovoltaïque
Les particules de lumière ou photons heurtent la surface du matériau photovoltaïque disposé en cellules ou en couches minces puis transfèrent leur énergie aux électrons présents dans la matière qui se mettent alors en mouvement dans une direction particulière.

Le courant électrique continu qui se crée par le déplacement des électrons est alors recueilli par des fils métalliques très fins connectés les uns aux autres et ensuite acheminé à la cellule photovoltaïque suivante.
Le courant s’additionne en passant d’une cellule à l’autre jusqu’aux bornes de connexion du panneau et il peut ensuite s’additionner à celui des autres panneaux raccordés au sein d’une installation.
Deux grandes familles de technologies photovoltaïques sont actuellement mises en œuvre dans les installations au sol.
Les technologies cristallines
Elles utilisent des cellules plates extrêmement fines (0,15 à 0,2 mm), découpées dans un lingot obtenu par fusion et moulage du silicium, puis connectées en série les unes aux autres pour être finalement recouvertes par le verre de protection du module. Les trois formes du silicium (monocristallin, polycristallin et en ruban) permettent trois technologies cristallines qui se différencient par leur rendement et leur coût (selon les conditions d’exploitation).
Les technologies cristallines représentent près de 95 % de la production mondiale de modules photovoltaïques.
Les technologies dites couches minces
Elles consistent à déposer sur un substrat (verre, métal, plastique…) une fine couche uniforme composée d’un ou de plusieurs matériaux réduits en poudre. Cette opération se réalise sous vide. Parmi les technologies couches minces, la première a été historiquement celle utilisant le silicium amorphe. Aujourd’hui ces flières utilisent principalement :
La performance d’une cellule solaire se mesure par son rendement de conversion de la lumière du soleil en électricité. En moyenne, les cellules solaires ont un rendement de 15 %. La capacité des cellules photovoltaïques est exprimée en kilowatt crête (kWc). Il s’agit de la puissance générée dans des conditions d’essai normalisées.
Le tableau ci-dessous présente les caractéristiques de différentes technologies.

Des chercheurs du Georgia Institute of Technology ont annoncé lundi avoir démontré une efficacité moyenne des cellules photovoltaïques de 18,8% et un taux maximal dépassant 19%, du monocast de silicium produit dans le four ultramoderne de l’installation de coulée en lingotière de GT Solar.
« Les résultats de nos récents tests d’efficacité des cellules photovoltaïques utilisant un monocast fourni par GT devancent de loin ceux des meilleurs monocasts imprimés par sérigraphie sur une zone large, jamais relevés. Il s’agit d’un nouveau record » a déclaré le directeur du Centre d’excellence en formation et recherche photovoltaïque du Georgia Institute of Technology, le Dr Ajeet Rohatgi. « Ces résultats tout à fait passionnants prouvent que des gains potentiels d’efficacité des cellules sont susceptibles d’être obtenus dans le futur par les fabricants de solutions photovoltaïques grâce aux monocasts et aux technologies avancées des cellules photovoltaïques à bas coût d’aujourd’hui ».
« Les résultats d’efficacité annoncés par l’équipe du Dr Rohatgi et effectués sur les cellules produites à partir de notre monocast sont extrêmement satisfaisants » a déclaré Tom Gutierrez, président et PDG de GT Solar. « Notre équipe responsable des technologies de pointe et nos scientifiques en charge des matériaux se sont concentrés sur l’équilibrage de l’architecture du four de coulée avec des processus techniques sophistiqués afin de produire un matériau dont les performances sont proches de celles du silicium monocrystallin et qui tire parti des avantages de la production polycristalline en termes de faible coût. Ces résultats récents indiquent que nous progressons considérablement et que nous sommes en passe d’atteindre cet objectif ; nous espérons vivement pouvoir mettre ce produit sur le marché dans le courant de l’année ».
GT Solar, un fournisseur global de la technologie de production de silicium polycristallin s’efforce de développer une technologie avancée de cristallogénèse qui améliore la qualité des lingots.
Selon GT Solar : “Une fois pleinement commercialisée, la technologie monocast de cristallogénèse aidera les fabricants de solutions photovoltaïques à réduire leurs coûts et à améliorer la rentabilité de la technologie solaire par rapport aux autres formes d’énergie.”
La start-up française, IDEOL, spécialisée dans la conception de structures flottantes innovantes, a développé et breveté un nouveau concept de flotteur permettant de rendre l’éolien en mer flottant économiquement compétitif.
La société implantée à La Ciotat (Bouches-du-Rhône), et créée en aout 2010, repose sur 2 concepts originaux :
Une plateforme flottante sur laquelle ériger des turbines éoliennes, dont les coûts de fabrication sont deux fois inférieurs aux autres solutions existantes.
L’éolien en mer s’est aujourd’hui développé en implantant des turbines terrestres sur des fondations posées, limitant le marché aux mers peu profondes, principalement en Mer du Nord. Une alternative consiste à ériger les éoliennes sur des structures flottantes, permettant de s’affranchir de la contrainte de profondeur et d’élargir le marché potentiel à de nombreux pays.
L’application au marché de l’éolien flottant des solutions standards, notamment développées pour l’exploitation pétrolière, n’est cependant pas directement adaptée et IDEOL a breveté un concept innovant de flotteur, compatible avec l’ensemble des turbines éoliennes, développé spécifiquement pour l’éolien en mer en tenant compte des contraintes de stabilité particulières des turbines et aux nécessités d’une production de série.

Selon IDEOL son flotteur présente de nombreux avantages par rapport aux autres concepts actuellement envisagés : “un coût de fabrication divisé par deux ; des dimensions compatibles avec de nombreux chantiers navals ; un faible tirant d’eau permettant une implantation sur toutes les côtes quelle que soit leur profondeur ; un contenu carbone divisé par 7.”

Une solution de « mobilité » permettant de limiter les pertes de sillage créées dans les parcs éoliens et d’augmenter la production d’énergie de plus de 10% par an.
Un inconvénient des turbines éoliennes tant sur terre qu’au large, en particulier lorsqu’elles sont installées non pas de manière isolée mais dans des parcs éoliens, est que le sillage aérodynamique de chaque turbine peut affecter négativement la production d’énergie des turbines voisines. Pour remédier au moins partiellement à cet inconvénient, les turbines éoliennes sont normalement positionnées de manière à minimiser les effets de sillage entre turbines en fonction de la rose des vents.

Toutefois, et tout particulièrement sur des sites où les directions des vents sont dispersées, ce positionnement ne permet pas une optimisation parfaite, sauf à augmenter considérablement l’espacement entre les turbines. Ainsi, les pertes de production d’énergie, directement dues aux effets de sillage, peuvent dépasser 15% dans les grands parcs éoliens offshores de la Mer du Nord.
L’utilisation de structures flottantes permet de rendre mobiles les turbines à moindre coût. En effet, IDEOL a breveté une solution mécanique permettant de déplacer la turbine éolienne, ainsi qu’une solution logicielle calculant en temps réel l’implantation optimale en fonction d’un ensemble de paramètres, afin de minimiser les effets de sillage aérodynamique et ainsi maximiser la production d’énergie du parc.
Ces solutions permettraient toujours selon IDEOL une transformation majeure du potentiel de marché de l’éolien en mer :
Sachez pour finir que la start-up travaille actuellement à l’implantation d’un premier prototype d’éolienne flottante en Europe, dès 2013.
Vestas a révélé hier des détails sur sa nouvelle génération d’éolienne offshore, lors d’une conférence de presse à Londres, en indiquant que la V164-7.0 MW se démarquait de ses prédécesseurs avec 7 MW – et son rotor de 164 mètres de diamètre.
Ce niveau d’envergure et de puissance permet d’après le fabricant danois d’éoliennes d’assurer le coût de l’énergie le plus faible possible.
Une éolienne offshore spécialement conçue pour les conditions climatiques extrêmement rudes de la Mer du Nord
Baisser le coût de l’énergie de l’éolien offshore est essentiel pour l’industrie. Pour atteindre cet objectif, il faut miser sur une éolienne de plus grande taille permettant de capturer davantage d’énergie. Nous avons donc besoin de développer des machines encore plus grandes, spécialement conçues pour les enjeux propres à l’environnement offshore. Avec l’introduction de la V164-7.0 MW, Vestas franchit une étape majeure pour répondre à ces besoins.
« Nous sommes très heureux d’être en mesure de servir le marché offshore et de faire preuve de notre engagement vis-à-vis de cette industrie en présentant cette éolienne particulièrement dédiée à l’offshore, à savoir la V164-7.0 MW. Les réactions positives que nous avons d’ores et déjà reçues des gouvernements de par le monde, et particulièrement du gouvernement britannique, nous inspirent confiance et confirment qu’une intensification de l’exploitation de l’énergie éolienne constitue la bonne voie. Nous espérons que cette nouvelle éolienne participera à faire de ces objectifs nationaux une réalité » a déclaré le PDG Ditlev Engel, au sujet de cette nouvelle turbine.

Selon Anders Søe-Jensen, Président de Vestas Offshore, le marché éolien offshore va considérablement se développer dans les années à venir, mais davantage dans certaines parties du monde que dans d’autres : « D’après nos prévisions, le développement du marché éolien offshore aura surtout lieu en Europe du Nord où les conditions maritimes sont particulièrement dures. Forts de notre vaste et réelle expérience offshore et de la longue période durant laquelle Vestas a fait figure de pionnier dans l’industrie éolienne offshore, nous avons spécialement conçu la V164-7.0 MW dans le but de capturer la plus grande quantité d’énergie possible et d’offrir une fiabilité hors pair dans un environnement rude et plein de défis. Cela fait de cette nouvelle éolienne le choix idéal pour, et à titre d’exemple, les nombreux projets du « Round 3 » au Royaume-Uni. »

« Nous n’avons exclu aucune option dès le départ, en menant deux pistes parallèles de recherche et développement : l’une fondée sur une transmission directe et l’autre sur une solution avec multiplicateur. Il était évident que si nous voulions satisfaire les attentes de nos clients en matière de coût de l’énergie le plus faible possible et de meilleur retour sur investissement, il nous fallait une solution combinant l’innovation et la technologie prouvée. Dès lors, le seul choix possible portait sur la solution avec un système de transmission à vitesse moyenne » explique Finn Strøm Madsen, Président de Vestas Technologie R&D.

« Les clients de l’éolien offshore ne veulent pas de solutions nouvelles qui n’ont pas encore fait leurs preuves. Ils recherchent la fiabilité et une garantie de retour sur investissement : c’est exactement ce que la V164-7.0 MW leur offre » a t’il conclut à du choix particulier de conception.
Afin d’assurer l’alignement entre les besoins des clients et les caractéristiques de la nouvelle génération d’éoliennes offshore, plusieurs clients expérimentés dans le domaine ont été invités à formuler des propositions durant la phase de développement : le résultat étant la cohérence entre les caractéristiques techniques de l’éolienne et les projets d’investissement des clients.

Vers une nouvelle génération d’éoliennes offshore
La construction des premiers prototypes de la V164-7.0 MW est attendue pour le quatrième trimestre 2012. La production en série démarrera dès le premier trimestre 2015 à condition d’avoir un carnet de commandes fermes permettant de justifier les investissements substantiels nécessaires et de poser des bases solides pour la V164-7.0 MW.
Un partenariat a été créé entre Converteam, spécialiste de la conversion d’énergie et l’industriel français Alstom, en vue de créer le plus grand générateur à aimant permanent et entraînement direct au monde destiné à une éolienne.
Dans un premier temps, Converteam équipera deux prototypes d’éolienne offshore de 6 MW d’Alstom, qui seront installés sur terre et en mer en Europe au cours de l’hiver 2011 et en 2012.
La nouvelle génération de turbine de 6 MW d’Alstom a été conçue afin de réduire le coût de l’énergie de l’éolien offshore. Parmi les technologies employées dans cette version, on trouve le système d’Alstom** qui transfère la la tension indésirable du vent directement au mât de l’éolienne ainsi que le générateur à aimant permanent et entraînement direct de Converteam.
Ensemble, les 2 entités assurent que ces technologies assureront “une fiabilité exceptionnelle du système de transmission mécanique de l’éolienne.”
Les systèmes à entraînement direct (direct drive) ne disposent d’aucun multiplicateur mécanique couplé au générateur. Le faible nombre de pièces rotatives augmente la fiabilité de la turbine, en accroît la disponibilité, et réduit les frais de maintenance. L’utilisation d’un générateur à aimant permanent permet une efficacité de génération améliorée et une fiabilité mécanique globale accrue.
Converteam fournira à Alstom un générateur à aimant permanent et entraînement direct « Advanced High Density » (AHD), qui est plus compact et léger que les systèmes à entraînement direct de la génération précédente.
« Nous développons actuellement une turbine solide, simple et efficace qui réduira le coût de l’énergie de l’éolien offshore, souligne Alfonso Faubel, Vice President Alstom Wind. Alstom privilégie la qualité ; c’est la raison pour laquelle nous établissons des partenariats avec les meilleurs fabricants de composants de leur catégorie, notamment Converteam. Il ne saurait y avoir de compromis dans la conception d’un système de production d’énergie qui sera exploité dans les conditions environnementales les plus difficiles. »
Converteam a fourni ses premiers générateurs à aimant permanent pour des éoliennes de 5 MW en 2004 ; son premier générateur à aimant permanent et entraînement direct haute puissance (3,7 MW) est exploité depuis 2008.
L’éolienne Alstom a été développée pour les conditions de vent enregistrées dans la plupart des sites offshore en Europe, aux États-Unis et dans le reste du monde. Deux prototypes seront installés en 2011 et 2012, une présérie (première étape de déploiement avant la commercialisation complète) en 2013, la production en série devant intervenir en 2014.

Les autres caractéristiques principales de la turbine incluent un très grand diamètre de rotor, utilisant les plus grandes pales de turbine au monde développée avec LM Wind Power, et une capacité de génération électrique de 6 MW pour une production d’énergie supérieure. Les rendements élevés contribuent à contrebalancer les coûts d’investissement et les frais d’exploitation liés au parc éolien. Le poids de la turbine a également été optimisé pour réduire les coûts d’installation et d’infrastructure.
En janvier, Alstom et EDF Energies Nouvelles (EDF-EN) ont annoncé qu’ils concourraient ensemble, avec cette turbine, dans le cadre de l’appel d’offres lancé récemment en France pour des projets de sites éoliens offshore d’une capacité de 3GW.
** ALSTOM PURE TORQUE™ : Seule la force de rotation (le couple) est transmise au générateur ; cela garantit un vide d’air suffisant entre le rotor et le stator et améliore la performance et la fiabilité de l’éolienne.
[ Crédit images : Alstom ]
Le Post (Blog) |
Comment financer les énergies renouvelables?
Le Post (Blog) Après la crise nucléaire japonaise, alors que le débat sur les énergies renouvelables paraît relancé, de fortes interrogations demeurent sur la capacité de celles-ci à substituer au nucléaire. L’une des principales interrogations provient de leur coût … Les énergies renouvelables plébiscitées par les Français Maxisciences 2 autres articles » |
L’industriel français Heliotrop a annoncé jeudi dernier, avoir raccordé au réseau sa première installation de panneaux photovoltaïques à concentration (CPV) à 1024 soleils, située dans le sud-est de la France.
« La première version installée l’été dernier nous a permis de concrétiser des innovations importantes, notamment thermiques et optiques, permettant aujourd’hui de connecter au réseau notre première unité de deuxième génération » déclare Jean-Edouard de Salins, président et responsable R&D d’Heliotrop.
La taille des cellules et le facteur de concentration ont été augmentés, réduisant les coûts et augmentant la compétitivité de la technologie CPV d’Heliotrop. “Ce niveau de concentration est parmi le plus élevés au monde : concentrer la lumière 1024 fois représente un véritable défi technologique et a nécessité des innovations clefs.”
« Nous considérons que ce facteur de concentration est une clé de la compétitivité du CPV Heliotrop dans ses marchés cibles, France et export » précise Paul Bellavoine, directeur général d’héliotrop.
Heliotrop a pour ambition de capter 20% du marché mondial du CPV d’ici 2015, c’est-à-dire plusieurs centaines de MW. La technologie CPV Heliotrop transforme en électricité le rayonnement solaire direct (DNI) dans des grandes centrales solaires. Elle demeure complémentaire des autres technologies solaires, notamment le solaire à concentration thermodynamique.
Afin de continuer à valider la technologie, Heliotrop va installer dans les prochaines semaines plusieurs systèmes CPV dans les zones géographiques ciblées notamment en Corse, Israël, Portugal et Maroc. En effet, comme le sud de la France, les pays du pourtour méditerranéen, des pays d’Asie centrale et d’Amérique, la géographie s’avère une donnée pertinente pour ce type d’installation.
Selon Heliotrop,”le développement de centrales hybrides permet de mutualiser les coûts de développement et les risques.”
Pentalum Technologies a mis au point un dispositif à faible coût qui pourrait être d’une grande utilité pour les parcs éoliens.
Surnommé SPIDAR, cet appareil compact offrirait de nettes améliorations par rapport au LIDAR (Light Detection and Ranging ) et autres systèmes de détection et télémétrie par laser.
Le dispositif est basé sur l’utilisation de capteurs de vent, positionnés et contrôlés par une centrale informatique. Toutes les données provenant des différents capteurs à bord de l’appareil sont transmises à un centre opérationnel, où des ajustements peuvent être réalisés. Le dispositif est léger et facile à déployer sur le terrain. Une fois installé, il peut recevoir des mesures de vent jusqu’à 200 mètres au dessus du sol.
Les unités SPIDAR sont capables de mesurer les rafales de vents, une fraction de seconde avant qu’elles n’atteignent les aubes de la turbine, ce qui permet d’ajuster plus précisément la direction et la vitesse des turbines pour répondre aux turbulences des vents futurs. Les développeurs estiment que le système pourrait offrir des performances jusqu’à 15% de mieux que les ceux qui mesurent le vent juste derrière les lames.
Le SPIDAR constitue également une aide dans la prévision à long terme des capacités de production. “Une meilleure compréhension de la carte des vents dans la région permet de prévoir combien de puissance le parc produira demain ou la semaine prochaine“, explique Gil Shamaï, vice-président chez Pentalum.
La société espère lancer des tests grandeur nature du système SPIDAR au début de l’année 2011, aux États-Unis et plus tard en Europe. “Notre marché cible reste les États-Unis et l’Europe” a déclaré Shamaï, ajoutant que “les marchés étrangers restent intéressés par les caractéristiques du produit de par sa plus grande précision et son prix“.
Pentalum Technologies a levé 9 millions de dollars dans son premier tour de table auprès de Cedar Fonds et d’Evergreen Venture Partners. Dans son dernier tour de financement, il a reçu un investissement stratégique d’ABB (Asea Brown Boveri) un groupe helvético-suédois spécialisé dans les biens d’équipement et d’ingénierie.
L’Association des Producteurs d’Electricité Solaire Indépendants (APESI) a présenté mercredi à l’Assemblée Nationale 4 propositions destinées à assurer un développement pérenne et juste de la filière photovoltaïque française.
Dans un contexte de changements réglementaires successifs ayant fragilisé le secteur depuis plusieurs mois et de la parution en août 2010 d’un rapport contesté de l’Inspection Générale des Finances, l’APESI, représentée par M. Hadrien Clément, a été entendue mardi 16 novembre 2010 à l’Assemblée Nationale, par la Commission du Développement Durable, présidée par M. Christian Jacob, et la Commission des Affaires Economiques, présidée par M. Serge Poignant.
Cette audition avait pour objectif de présenter la vision de l’APESI sur la filière photovoltaïque et ses enjeux, et de détailler quelques pistes de réforme de la filière afin de répondre à la problématique essentielle à laquelle est confrontée le Gouvernement : comment soutenir l’émergence d’une industrie créatrice de valeur et d’emplois, sans peser financièrement sur la Collectivité d’une manière excessive ?
Sans nier le surcoût actuel de l’énergie photovoltaïque, l’APESI a démontré aux Parlementaires la capacité de la filière à générer des gains financiers dès aujourd’hui, que ce soit en termes de création d’emplois : 25.000 aujourd’hui, et 60.000 en 2020, d’impôts : jusqu’à 7 milliards d’Euros d’impôt sur les sociétés et de TVA sur les 10 prochaines années, et de taxes locales : jusqu’à 2 milliards d’Euros redistribués aux Collectivités Locales.
Autant d’éléments qui sont étrangement absents du rapport de l’Inspection Générale des Finances piloté par Jean-Michel Charpin, qui n’insiste que sur les coûts nécessaires à l’émergence de la filière, pourtant très largement compensés par cette création de richesse pour la Collectivité.
Les propositions de l’APESI, qui s’inscrivent dans cette logique d’un nécessaire équilibre entre les coûts et les gains de la filière, se décomposent en 4 axes majeurs :
1. Un assainissement de la file d’attente actuelle, essentiellement constituée de projets initiés dans les conditions réglementaires et tarifaires de 2009, et qui, pour beaucoup, ne se réaliseront jamais : une radiation immédiate de ces projets permettrait d’améliorer la connaissance réelle de cette file d’attente,
2. Cette réforme pourrait s’accompagner d’un durcissement des conditions de réalisation des projets une fois le tarif de rachat validé, mesure destinée à améliorer la transparence et lutter contre les risques de spéculation,
3. Une réévaluation des objectifs de production en 2020 à 4% de la consommation d’électricité, afin de permettre à la France de respecter son engagement de 23% d’énergie renouvelable grâce au photovoltaïque (l’Allemagne devrait atteindre 8% à cette même date),
4. Un mécanisme automatique de baisse des tarifs de rachat indexée sur l’évolution du coût d’installation des projets photovoltaïques, de manière à éviter la constitution d’effets d’aubaine en plafonnant de facto la rentabilité des porteurs de projets.
Ces 4 propositions ont vocation à créer un cadre stable, nécessaire au renforcement de la filière industrielle qui a émergé depuis 2 ans et qui a besoin de visibilité pour poursuivre ses investissements : en 2010, contrairement aux idées reçues, 75% à 80% des investissements réalisés en France ont été captés par des entreprises françaises (et seulement 20% à 25% d’importations, essentiellement allemandes, espagnoles et chinoises), ce qui explique, en partie, la multiplication par 2 du nombre d’emplois de la filière entre 2009 et 2010. Cette industrie française ne peut subsister et se développer face à la concurrence européenne et asiatique, et commencer à exporter, que si elle peut compter sur un marché domestique solide et ambitieux à long terme, réparti de manière équilibrée entre des centrales en toitures et des centrales au sol.
Selon l’APESI, ces propositions se présentent enfin en alternative aux différentes solutions préconisées par le rapport de l’IGF, en particulier des baisses successives et imprévisibles des tarifs de rachat, des quotas annuels ou des systèmes d’appels d’offre pour les centrales au sol, qui ont toutes pour conséquence de casser la dynamique de création d’emplois de la filière et de faire disparaître le tissu de PME au profit de quelques grands acteurs nationaux ou internationaux, voire d’un seul qui ajouterait à son monopole nucléaire, celui du photovoltaïque comme cela est en train de se produire.
Et ceci rappelle l’Association au mépris de l’enjeu fondamental de la filière photovoltaïque française : “faire baisser le plus rapidement possible le coût de production du kWh photovoltaïque, afin de minimiser les impacts financiers pour la Collectivité et atteindre la parité réseau, attendue dès 2016-2018 pour les centrales au sol (les moins coûteuses) et 2020 pour les centrales en toiture. Ni les systèmes de quotas, ni les systèmes d’appels d’offres ne permettront de remplir cet objectif, comme le récent abandon de l’appel d’offre national lancé en 2009 (justement pour cette raison) en est le symbole le plus évident”.
Paradoxalement, en voulant à tout prix limiter les capacités annuelles à 500 MWc (soit l’équivalent des installations mensuelles en Allemagne ), baisser les tarifs de rachat (en particulier pour les centrales en toiture qui ont perdu 40% de chiffre d’affaires en 9 mois) et entraver le développement des centrales au sol (par un système d’appel d’offres ou de quotas), les préconisations de l’IGF risquent de contrecarrer les efforts actuels (et couronnés de succès) de diminution des coûts de production, et de condamner la France à demeurer structurellement en retrait du marché mondial du photovoltaïque.
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