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"Transition écologique" : Eva Joly promet 1 million d'emplois
Enerzine Rien que dans les énergies renouvelables et les économies d'énergie, Eva Joly a chiffré le nombre de création d'emplois à plus de 400.000. Voici ci dessous, les éléments mis en avant par les Verts pour atteindre cet objectif, dont celui de la … Eva Joly a détaillé à Alizay son projet de création d'un million d … Drakkaronline.com 4 autres articles » |
La progression des acteurs chinois et taïwanais dans le top 10 des principaux fabricants de cellules photovoltaïques est spectaculaire puisqu’ils trustent désormais 6 places dans ce classement, dont les deux premières avec Suntech, nouveau n°1 (n°2 en 2009) et JA Solar, nouveau n°2 (n°6 en 2009).
Trina gagne quatre places et se retrouve quatrième. Yingly, malgré une production en forte progression, se maintient à la cinquième place. Les deux acteurs taïwanais, Motech et Gintech, occupent désormais la 7e(11e en 2009) et la 9e place (10e en 2009).
L’Américain First Solar, leader en 2009, perd deux places mais reste proche des deux leaders chinois. L’Allemand Q-Cells, seul représentant européen, perd deux places et se retrouve sixième. Le Japon garde ses deux représentants dans ce classement. Sharp, qui était sur la troisième marche du podium en 2009, perd pied et se retrouve huitième, et Kyocera ferme la marche (n°10) avec trois places de moins par rapport à 2009. Ces deux industriels japonais n’ayant pas communiqué leurs chiffres de production, nous avons repris les estimations de leur production faites par Photon International.
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Le club des industriels produisant plus d’1 GWc de cellules s’est logiquement agrandi. First Solar, seul représentant en 2009, a été rejoint par Suntech Power, JA Solar, Trina Solar, Yingly Green Energy et Q-Cells.
Suntech Power prend le leadership
Suntech Power est donc devenu en 2010 le premier industriel chinois à occuper la place de leader de la production de cellules. Ses trois usines (à Luoyang, Shanghai et Wuxi) ont produit en 2010 1 572 MWc de cellules, soit une augmentation de 123,3 %. La technologie polycristalline occupe les deux tiers de sa production contre un tiers de cellules monocristallines. En 2011, Suntech prévoit une croissance moins soutenue (+40 %) avec une production de 2 200 MWc. Pour ce faire, il prévoit d’augmenter sa capacité de production de cellules à 2 400 MWc en 2011 (contre 1 800 MW en 2010).
Autre croissance vertigineuse, le chiffre d’affaires annoncé par le fabricant, 2 902 millions de dollars, a augmenté de 71,4 % (1 693 millions de dollars en 2009) et son résultat opérationnel se monte à 197,2 millions de dollars (174 millions de dollars en 2009). Pour 2011, il prévoit une augmentation de son chiffre d’affaires de l’ordre de 20 % (entre 3,4 et 3,6 milliards de dollars), concomitante à une diminution moyenne des prix de 10 %. Pour augmenter sa profitabilité, Suntech a fait le choix d’investir dans sa propre production de wafers. Depuis 2010, il dispose d’une capacité de 500 MWc qu’il compte porter à 1 200 MWc en 2011.
L’année de la transformation pour JA Solar
JA Solar est le fabricant de cellules qui a connu la croissance la plus impressionnante. Selon son directeur général, Peng Fang, 2010 est une année de transformation pour JA Solar. L’Industriel chinois a annoncé avoir sorti de ses usines un volume de 1 460 MWc, soit une croissance de 187 % par rapport à 2009. Son chiffre d’affaires a augmenté encore plus rapidement. Il est annoncé à 1,78 milliard de dollars, soit une progression de 211 %. Son résultat opérationnel a atteint 299,6 millions de dollars en 2010, soit une marge opérationnelle de 16,8 %.
Selon la compagnie, la croissance de l’entreprise est assurée en 2011 avec une demande largement supérieure aux capacités de production. Pour la satisfaire, JA Solar prévoit de porter ses capacités de production de cellules à plus de 3 GW, d’augmenter celles de modules de 800 MWc et celles de wafers de 600 MWc. JA Solar espère ainsi porter sa production de cellules et de modules à 2,2 GW en 2011, soit une augmentation de 50 % par rapport à 2010. La pro duction de modules devrait, elle, atteindre entre 500 et 600 MWc. Les contrats signés pour 2011 se montent déjà à plus de 2 GWc, ce qui représente 90 % de la production attendue en 2011. La compagnie a annoncé le 10 mars 2011 avoir signé avec la ville chinoise de Hefei, dans la province de l’Anhui, un accord d’investissement stratégique pour la construction d’une unité de production de cellules photovoltaïques.
L’usine sera dotée à terme d’une capacité de 3 GWc. La première phase de construction est attendue pour 2011, avec un démarrage de la production en 2012.
D’un point de vue technologique, l’entreprise a annoncé en février 2011 avoir développé une cellule polycristalline, nommée Maple (Érable en français), avec un rendement commercial de 18,2 %. L’entreprise compte également diminuer ses coûts de structure en optimisant sa chaîne de valeur. Elle a pour cela signé des contrats à long terme avec des partenaires stratégiques qui ont annoncé leur intention d’ouvrir des usines de produc-tion à proximité de celles de JA Solar.
First Solar, leader de la profitabilité
L’Américain First Solar, leader du classement en 2009, a concédé du terrain par rapport à ses deux grands rivaux chinois. Durant l’année 2010, le fabricant de modules au tellurure de cadmium (11,6 % de rendement) n’a augmenté sa production que de 28 %, soit un total de l’ordre de 1 400 MWc.
Le plus important pour First Solar est d’être une fois encore le producteur de cellules le plus profitable au monde avec un résultat opérationnel de 748,9 millions de dollars sur un chiffre d’affaires de 2,564 milliards de dollars. Pour 2011, il prévoit un chiffre d’affaires entre 3,7 et 3,8 milliards de dollars et un résultat opérationnel compris entre 910 et 980 millions de dollars.
Ces bons résultats s’expliquent par un coût du watt-crête produit le plus faible au monde, qui est descendu à 0,75 $/Wc au quatrième trimestre 2010, soit une baisse de 11 % par rapport à 2009. Un coût pratiquement divisé par deux depuis 2006 (1,40 $/Wc).
Cette forte compétitivité permet à First Solar d’être bien implanté géographiquement sur les principaux marchés du photovoltaïque. La plus grande partie de sa production provient de Malaisie, un pays où la main-d’œuvre est très compétitive, mais il possède aussi des usines en Allemagne et aux États-Unis à proximité des marchés les plus actifs. First Solar est également un fournisseur de solutions solaires clés en main. Il a la particularité de réaliser en Amérique du Nord les centrales les plus puissantes au monde, comme celle de Sarnia au Canada (80 MWc) ou celle de Copper Mountain au Nevada (48 MWc). First Solar mettra en service en 2013 la plus grande centrale du monde, Agua Caliente (Arizona), qui sera dotée d’une puissance de 290 MWc.
En 2011, l’industriel américain prévoit d’augmenter davantage ses capacités de production avec trois nouvelles unités, une en Allemagne (251 MWc) et deux autres en Malaisie (501 MWc). Sa capacité totale atteindra donc 2 254 MWc en 2011 (250 MWc dans l’Ohio, 501 MWc en Allemagne, et 1 503 MWc en Malaisie. En 2012, il prévoit d’étendre ses capacités à 2 879 MWc grâce à l’implantation de trois autres unités, au Viêtnam (250 MWc), aux États-Unis (250 MWc) ainsi qu’en France (125 MWc). Ce dernier projet est actuellement suspendu compte tenu de la réorientation de la politique française sur le développement de son marché photovoltaïque. First Solar attend plus de visibilité pour prendre la décision d’investir.
Trina Solar dans la course
Dans le club des producteurs de plus d’1 GWc figure désormais Trina Solar. L’industriel chinois a sorti de ses usines 1 064 MWc de modules, soit une progression de 164,8 % par rapport à 2009. Son chiffre d’affaires a plus que doublé (+120 %) et atteint 1,86 milliard de dollars (845,1 millions de dollars en 2009) et son résultat opérationnel a plus que triplé en 2010 (+223,7 %) pour atteindre 417,3 millions de dollars (soit une marge opérationnelle de 22,5 %). Selon l’industriel, la croissance actuelle va permettre à Trina Solar de renforcer sa présence sur le marché nord-américain ainsi que sur les marchés très prometteurs de l’Inde, de l’Australie et de la Chine. Pour 2011, la compagnie s’attend à une production de modules comprise entre 1,75 et 1,80 GWc, soit une augmentation comprise entre 65,6 % et 70,3 % par rapport à 2010.
Les capacités de production de cellules et de modules seront étendues à 1,9 GWc en 2011 (1,2 GWc en 2010). Trina Solar prévoit parallèlement d’augmenter ses capacités de production de wafers et de lingots de silicium à 1,2 GWc. Cette évolution se fera parallèlement à une augmentation de l’efficacité de ces produits. Sur une ligne de production en phase de test, Trina Solar est parvenu à atteindre des rendements de 19,5 % et 18 %, respectivement sur des cellules monocristallines et polycristallines.
Son objectif est d’atteindre des rendements de conversion de 20 % au milieu de l’année 2012 et de 21,5 % en 2013, toujours sur des lignes de production en phase de test.
Réalignement stratégique en cours pour Q-Cells
Q-Cells est le seul fabricant européen à tenir le rythme des leaders mondiaux. En 2010, l’industriel allemand a franchi le cap du GWc produit avec une production de 1 014 MWc (soit 939 MWc de cellules en sili-cium cristallin et 75 MWc de modules couches minces CIGS) contre une produc-tion de 551 MWc en 2009 (soit 537 MWc de cellules en silicium cristallin et 14 MWc de modules couches minces CIGS), soit une croissance de 84 % de sa production.
La production de modules CIGS provient de sa filiale Solibro qui reste à ce jour le lea-der mondial dans cette technologie avec une capacité de production de 135 MWc fin 2010 (30 MWc fin 2009). La capacité de production des usines allemande et malai-sienne de Q-Cells est passée de 800 MWc en 2009 à 1 100 MWc en 2010. Pour 2011, l’industriel n’a pas prévu d’augmenter significativement ses capacités de pro-duction de cellules, qui passeront d’1,1 GWc à 1,2 GWc. Il prévoit donc une pro-duction de cellules cristallines de l’ordre d’1,1 GWc en 2011 tandis que la production des modules couches minces devrait pas-ser à 100 MWc. Il utilisera cette période pour adapter ses moyens de production à sa nouvelle technologie Gen2 qui permet-tra d’améliorer le rendement de ces cel-lules cristallines de 0,5 %.
L’objectif de l’industriel allemand n’est plus de se lancer dans une course à la pro-duction. En mars 2010, Q-Cells a annoncé un réalignement stratégique à moyen ter-me vers une activité de fournisseur de solutions photovoltaïques intégrées clés en main (installation en toiture de centrales de taille moyenne ou de petites centrales terrestres). Cette nouvelle activité représentait déjà 363 millions d’euros en 2010, soit 27 % de son chiffre d’affaires.
Ce secteur d’activité plus rentable offre à Q-Cells plus de perspectives d’augmentation du chiffre d’affaires et des profits.
L’autre priorité est de gagner des parts de marché à l’international. En 2010, l’entreprise a réalisé pour la première fois plus de 50 % de ses ventes hors d’Allemagne.
Cette réorganisation stratégique commence à porter ses fruits. En 2010, Q-Cells est parvenu à refaire surface malgré un environnement concurrentiel très difficile. L’entreprise allemande a pour cela augmenté son chiffre d’affaires de 790,4 millions d’euros en 2009 à 1 354,2 millions d’euros en 2010. Le résultat opérationnel redevient positif à 82,3 millions d’euros contre – 362,5 millions d’euros en 2009.
Pour 2011, Q-Cells s’attend à une augmentation plus mesurée de son chiffre d’affaires compris entre 1,3 et 1,5 milliard d’euros. Ces prévisions s’expliquent par des incertitudes plus marquées sur les marchés allemand et italien qui tirent aujourd’hui la croissance européenne. Pour 2012, les analystes tablent sur une croissance positive du marché mondial grâce à la montée en puissance des marchés américain, chinois et indien. L’ambition de Q-Cells est donc d’améliorer son positionnement sur ces trois futurs grands marchés.
Un champ d’éoliennes de 49,5 mégawatts (MW) a été construit dans le district de Mouding de la province du Yunnan (sud-ouest), a annoncé le département local de l’information. China Guangdong Nuclear Power Group a construit ce parc éolien au cours des 15 derniers mois, avec un investissement de 483 millions de yuans (76,7 millions de dollars). Xinjiang Goldwind Science and Technology Co. Ltd.
Source : La Chine (actualité, podcast)
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Le simulateur solaire et la chambre climatique de l’Université Concordia au Canada constituent un laboratoire unique en son genre appelé à révolutionner les applications de l’énergie solaire et les normes du bâtiment.
Cette nouvelle installation qui sera inaugurée aujourd’hui devrait marquer le lancement du Réseau stratégique du CRSNG** sur les bâtiments intelligents à énergie positive, une initiative nationale de recherche dont le siège se trouvera à l’Université Concordia.
« Ces projets représentent un véritable vote de confiance pour les travaux que nous menons sur l’énergie solaire et l’innovation dans le domaine du bâtiment, indique Frederick Lowy, recteur et vice-chancelier de l’Université Concordia. Nos chercheurs sont depuis longtemps à l’avant-garde dans ces domaines étroitement apparentés ; aussi est-il formidable que leurs efforts soient ainsi reconnus à l’échelle provinciale et nationale. »
Le simulateur solaire et la chambre climatique ont été construits grâce à une enveloppe de 4,6 millions de dollars d’Industrie Canada et du ministère du Développement économique, de l’Innovation et de l’Exportation du Québec, dans le cadre du Programme d’infrastructure du savoir du gouvernement fédéral.
Cette installation unique en son genre devrait renforcer l’expertise de Concordia dans le domaine de l’énergie solaire, tout en facilitant grandement la recherche sur les bâtiments à énergie positive produisant autant d’énergie qu’ils en utilisent.

Le Réseau recevra 5 millions de dollars de fonds fédéraux sur cinq ans et mènera des recherches qui faciliteront l’adoption généralisée de ce type de bâtiments. L’objectif est de mettre au point les méthodes les plus efficaces possible pour atteindre une consommation annuelle moyenne d’énergie nulle dans les bâtiments et, par conséquent, dans les quartiers où ils seront implantés.
« Les recherches menées par le Réseau permettront de résoudre des problèmes concrets et de stimuler la rentabilité des partenaires industriels, déclare Suzanne Fortier, présidente du CRSNG. Elles illustrent l’objectif du CRSNG, qui est de mettre en commun et à profit les forces du réseau de recherche universitaire afin d’exploiter les possibilités et de répondre aux défis liés à la prospérité de notre pays. »
En outre, le nouveau réseau de recherche prend appui sur l’expertise que Concordia et ses partenaires ont acquise dans le cadre du Réseau de recherche sur les bâtiments solaires du CRSNG. En effet, ce dernier a bénéficié d’un financement fédéral de 2006 à 2011 et a donné lieu à d’importantes innovations, telles que le système solaire intégré au tout nouveau pavillon de l’École de gestion John-Molson.
Le dispositif innovant, qui tient lieu de système de production d’énergie photovoltaïque/ thermique, sera également inauguré dans le cadre de l’événement. Il utilise l’énergie solaire afin de générer de l’électricité et de réchauffer l’air frais pour les besoins de la ventilation. Il fait donc partie intégrante de l’édifice et de ses installations énergétiques. Ce projet a été financé par le programme de démonstration TEAM (Mesures d’action précoce en matière de technologie) de Ressources naturelles Canada.
** Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie
La Marine américaine va commander pour 12 millions de dollars, via l’Agence logistique de la défense (DLA) environ 1,7 million de litres de biocarburants à Dynamic fuels, une société commune alliant Tyson Foods, et Syntroleum Corporation.
L’accord prévoit notamment la fourniture à la Marine US, de 378.000 litres de kérosène modifié à destination des avions et de 1,3 million de litres de kérosène distillé pour les navires. Ce biokérosène entre dans les efforts de la Navy pour développer un Groupe d’intervention vert (“Green Strike Group“) composé de vaisseaux et de navires alimentés partiellement par du biocarburant.
Le biocarburant développé pour la Navy sera fabriqué en Louisiane (à Geismar) sur le site de Dynamic fuels. Ce dernier utilisera un biocarburant issu de graisses animales et d’huiles végétales avant d’être incorporé à 50% avec du kérosène. La compagnie Solazyme, un autre producteur de biofuels élaborera de son côté un bioproduit conçu à partir d’algues mélangées également à du kérozène et cela dans l’objectif d’aider Dynamic fuels à remplir son contrat.
Ce contrat fait suite à l’implication des 2 sociétés dans l’utilisation de biocarburants dans des vols commerciaux pour des compagnies aériennes comme KLM, Finnair, Thomson Airways et Alaska Airlines. Par ailleurs, Solazyme a engagé elle aussi un partenariat avec United Airlines, comprenant une lettre d’intention pour la fourniture de 75 millions de litre par an, à partir de 2014.
Le biocombustible sera livré à la Marine américaine en mai 2012.
Selon le secrétaire à la Marine Ray Mabus, “d’ici 2016, nous comptons déployer un groupe aéronaval pendant plusieurs mois en utilisant 50% de biocarburants pour les navires et avions.“
BioPower Systems (BPS), une société australienne spécialisée dans la récupération de l’énergie des océans, a annoncé avoir reçu un soutien financier supplémentaire de la part du ministre de l’Énergie et des Ressources de la province Victoria, dans le cadre du Programme pilote pour l’énergie durable (Sustainable Energy Pilot Demonstration Program).
Ce nouvel apport de 5 millions de dollars servira principalement à la mise à l’eau du démonstrateur bioWAVE d’une capacité de 250 kW.
D’une valeur globale de 14 millions de dollars, le système de récupération d’énergie des vagues sera connecté directement au réseau, sur un site situé à proximité de Port Fairy (sud est de l’Australie).
« Lorsque nous avons mis au point la technologie bioWAVE, nous voulions résoudre de nombreux problèmes qui brident la plupart des technologies ayant attraits à l’énergie des vagues », a affirmé le Dr Timothy Finnigan, PDG de BPS.
Inspiré du mouvement des plantes marines sous l’action des vagues, et en ayant conscience des coûts et des difficultés de travailler dans un environnement marin, BPS a pris une mesure inhabituelle en passant 5 années à effectuer de multiples tests à terre, avant de passer au stade de déploiement dans l’océan. Le composant majeur a ainsi été testé à échelle 1:1 dans son usine de Mascot, en Nouvelle-Galles du Sud (Sydney).
Le bioWAVE est constitué d’une structure qui oscille sous l’effet des vagues. Il intégre un module autonome (O-Drive) capable de convertir les forces cinétiques induites en électricité, avant d’être injectée au réseau à travers un câble sous-marin. Cette technologie est conçue pour fonctionner à des profondeurs sous-marines comprises entre 30 et 50 mètres.
Le module O-Drive a été entièrement testé à échelle commerciale de 250kW. Un bioWAVE de 1 MW devrait aussi être proposé par l’utilisation en parallèle de 4 modules de 250kW. Le module O-Drive a également été conçu pour être facilement détachable et récupérable pour un entretien à terre.
Durant ce projet, jusqu’à 23 emplois devraient être créés dans la province Victoria.
« Nous sommes désormais prêts pour le test ultime, à savoir l’installation de bioWAVE en eaux profondes dans l’océan, à environ 30 mètres sous la surface de l’eau. Nous devions recueillir 3,6 millions de dollars supplémentaires afin de finaliser le financement du projet, et étant donné les résultats recueillis jusqu’à présent, nous sommes persuadés de pouvoir atteindre cet objectif dans les prochains mois. La technologie a été évaluée avec succès par plus d’une douzaine d’examinateurs indépendants », a précisé le Dr Finnigan.

Le dispositif bioWAVE diffère des autres technologies des vagues.
Premièrement, il est conçu pour générer de l’électricité compatible avec le réseau in situ et peut donc être connecté à la côte uniquement par le biais d’un câble sous-marin. Cela offre une certaine flexibilité en termes d’emplacement de la centrale, ainsi que l’accès à davantage de ressources énergétiques, tout en la transmettant de manière optimale vers le réseau terrestre haute tension.
Deuxièmement, en cas de vagues extrêmes, le dispositif va automatiquement adopter une position sécuritaire en se couchant sur le fond de l’océan, ce qui réduit les exigences de design structural (et par la suite les coûts) sans pour autant sacrifier la partie fiabilité.
Troisièmement, le design, qui utilise une structure multi-lame brevetée, devrait capturer une plus grande proportion de l’énergie disponible par rapport aux autres modèles.
« Nous pensons que le bioWAVE, lorsqu’il sera commercialisé, générera de l’électricité à des prix très compétitifs comparés à l’énergie éolienne. Il sera plus proche des caractéristiques du prix base que ceux de l’énergie solaire et éolienne », a expliqué le Dr Finnigan, tout en rajoutant, « Il est très satisfaisant de voir le potentiel de cette technologie reconnu par le gouvernement de la province Victoria. »
Douze autres organismes se sont engagés à contribuer au développement du bioWAVE afin d’appuyer le projet pilote sur une période de 4 ans prévu.
Enfin un outil citoyen pour financer photovoltaïque, éolien…. Petite révolution dans les énergies renouvelables : elles disposent enfin d’un outil costaud pour financer des projets destinés aux investisseurs « citoyens ». C’est le fonds Énergie partagée, qui vient d’être présenté au public. Il ambitionne la collecte de trois millions d’euros en un an (et plus si succès), sous forme d’actions d’un…
Source : Politis
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La compagnie suédoise Vattenfall va pouvoir financer le parc éolien offshore de Thanet, grâce à l’octroi d’un prêt à long terme de 150 millions de livres (soit 175 ME) provenant de la Banque européenne d’investissement (BEI).
Doté de 100 éoliennes d’une hauteur de 115 m, ce parc éolien offshore d’une capacité de 300 MW est actuellement le plus grand du monde en service. La réalisation de cette installation inaugurée en septembre 2010 représente pour le Royaume-Uni une avancée importante vers l’atteinte d’une production d’énergie à partir de sources renouvelables lui permettant de couvrir 15 % de sa consommation d’ici à 2020.
De part sa taille, le parc éolien offshore de Thanet est la preuve que l’énergie éolienne offshore peut permettre des économies d’échelle et contribuer de manière significative à la production d’énergie d’origine renouvelable. Situé à 12 km au large de Foreness Point, le point le plus à l’est du Kent, il s’étend au total sur 35 km². L’énergie qui y est produite permet d’approvisionner plus de 200 000 ménages en électricité “verte“.
La réalisation d’études environnementales détaillées, comprenant une évaluation des incidences éventuelles du projet sur les espèces offshorees et la population aviaire, était une condition d’obtention du prêt de la BEI. « La Banque européenne d’investissement s’est engagée à soutenir le développement du secteur éolien offshore afin d’approfondir l’expérience acquise et de favoriser la commercialisation de cette technologie de pointe », a déclaré Simon Brooks, le vice-président de la Banque européenne d’investissement chargé des opérations au Royaume-Uni.
La BEI devrait également financer la ligne de transport reliant le parc éolien de Thanet au réseau national.
L’octroi d’une aide financière de la Suède à hauteur de 139 millions de SEK (environ 15 millions d’euros) envers la compagnie Seabased Industry AB pour la construction d’une installation de démonstration capable de produire de l’énergie houlomotrice a été autorisée par la Commission européenne.
L’idée de tirer de l’énergie des vagues fait son chemin depuis quelques années, mais n’a pas encore atteint le stade commercial. Dans sa décision, la Commission constate que les fonds publics alloués au projet sont compatibles avec l’encadrement des aides d’État à la recherche, au développement et à l’innovation (R&D&I) de l’UE.
“En cas de succès, le projet rapprochera du marché une technologie de l’énergie verte, actuellement immature, sans fausser indûment la concurrence. Il contribuera à la réalisation des objectifs de l’UE en matière de R&D, de changement climatique et d’énergie” a déclaré M. Joaquín Almunia, vice-président de la Commission chargé de la politique de concurrence.
La Commission a estimé que le projet de recherche ne pourrait pas obtenir un financement suffisant sur le marché financier en raison de sa complexité et de l’importance des risques qu’il comporte. Elle pense aussi qu’il pourrait avoir d’importantes retombées positives au sein de l’Union Européenne en termes de diffusion de connaissances, de protection de l’environnement et de sécurité des approvisionnements énergétiques.
Ensuite, le projet devrait apporter des informations précieuses sur la conception, le fonctionnement et la viabilité des systèmes reposant sur la technologie houlomotrice. Malgré les nombreux projets en cours ou prévus dans ce domaine en Europe et dans d’autres parties du monde, il n’existe actuellement aucune application commerciale fonctionnant en continu à des niveaux de puissance significatifs.
Le coût total de R&D du projet de Seabased est estimé à 344 millions de SEK (37,5 millions d’euros), dont 139 millions de SEK à la charge des pouvoirs publics suédois. Ce projet sera réalisé en coopération avec l’entreprise énergétique Fortum Oy.
La technologie marine de Seabased utilise le différentiel de hauteur existant entre la crête et le creux des vagues. Le système est également conçu pour fournir une puissance accrue à basse vitesse.
Le dispositif houlomoteur est constitué d’un générateur à aimant permanent à entraînement direct linéaire, spécialement développé pour capter l’énergie des vagues au moyen d’une bouée de surface (appelé “absorbeur ponctuel”).
Un convertisseur faisant office de générateur est relié à la bouée par une corde, qui se déplace linéairement (de haut en bas) à l’intérieur d’un stator fixe. Dans le convertisseur, des aimants très puissants (néodyme-fer-bore), génèrent un champ magnétique qui convertit l’énergie cinétique des vagues en énergie électrique.
Chaque unité est ancrée à une certaine profondeur grâce à une fondation en béton. Ces fondations sont conçues et dimensionnées en conformité avec la charge et les conditions du terrain.
Renewable Energy Corporation (REC), le fabricant norvégien de polysilicium dans le secteur photovoltaïque a annoncé hier la fermeture définitive d’une partie de sa production en Norvège après des résultats trimestriels très décevants.
REC indique que la fermeture de ses usines produisant des wafers et des cellules solaires se traduira par la suppression d’environ 17% de ses effectifs, soit environ 700 emplois sur les 4.000 employés du groupe.
En effet, durant cette période, REC a enregistré une perte nette de 759 millions de couronnes norvégiennes NOK (ou 98,7 millions d’euros) contre -896 millions de NOK un an plus tôt. Le résultat brut d’exploitation (EBITDA) a été divisé de plus de moitié, à 370 millions NOK contre 827 millions NOK, pour un chiffre d’affaires en baisse de près de 21%, à 3 milliards de NOK.
La société explique ce mauvais résultat par la conjonction de plusieurs facteurs dont l’incertitude économique qui pèse actuellement sur le marché solaire (crise financière et investissements en baisse), par la surcapacité de production persistante et par la prédominance des acteurs asiatiques dans la chaîne de valeur.


La part de marché du couple infernal Chine + Taïwan dans la production de cellules photovoltaïques n’a cessé de grimper, passant de 19% à 59% en 5 ans (2006 à 2010). L’Europe et le Japon demeurent les grands perdants de cette concurrence effrénée.
Par ailleurs, après avoir lourdement chuté au 2ème trimestre 2011, les prix “spot” du polysilicium, des wafers (galettes de silicium) et des modules solaires ont continué leurs dégringolades au 3 trimestre 2011, (soit respectivement : -10%, -8%, -9%) a estimé REC dans son rapport.
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