La compagnie suédoise Vattenfall va pouvoir financer le parc éolien offshore de Thanet, grâce à l’octroi d’un prêt à long terme de 150 millions de livres (soit 175 ME) provenant de la Banque européenne d’investissement (BEI).
Doté de 100 éoliennes d’une hauteur de 115 m, ce parc éolien offshore d’une capacité de 300 MW est actuellement le plus grand du monde en service. La réalisation de cette installation inaugurée en septembre 2010 représente pour le Royaume-Uni une avancée importante vers l’atteinte d’une production d’énergie à partir de sources renouvelables lui permettant de couvrir 15 % de sa consommation d’ici à 2020.
De part sa taille, le parc éolien offshore de Thanet est la preuve que l’énergie éolienne offshore peut permettre des économies d’échelle et contribuer de manière significative à la production d’énergie d’origine renouvelable. Situé à 12 km au large de Foreness Point, le point le plus à l’est du Kent, il s’étend au total sur 35 km². L’énergie qui y est produite permet d’approvisionner plus de 200 000 ménages en électricité “verte“.
La réalisation d’études environnementales détaillées, comprenant une évaluation des incidences éventuelles du projet sur les espèces offshorees et la population aviaire, était une condition d’obtention du prêt de la BEI. « La Banque européenne d’investissement s’est engagée à soutenir le développement du secteur éolien offshore afin d’approfondir l’expérience acquise et de favoriser la commercialisation de cette technologie de pointe », a déclaré Simon Brooks, le vice-président de la Banque européenne d’investissement chargé des opérations au Royaume-Uni.
La BEI devrait également financer la ligne de transport reliant le parc éolien de Thanet au réseau national.
L’octroi d’une aide financière de la Suède à hauteur de 139 millions de SEK (environ 15 millions d’euros) envers la compagnie Seabased Industry AB pour la construction d’une installation de démonstration capable de produire de l’énergie houlomotrice a été autorisée par la Commission européenne.
L’idée de tirer de l’énergie des vagues fait son chemin depuis quelques années, mais n’a pas encore atteint le stade commercial. Dans sa décision, la Commission constate que les fonds publics alloués au projet sont compatibles avec l’encadrement des aides d’État à la recherche, au développement et à l’innovation (R&D&I) de l’UE.
“En cas de succès, le projet rapprochera du marché une technologie de l’énergie verte, actuellement immature, sans fausser indûment la concurrence. Il contribuera à la réalisation des objectifs de l’UE en matière de R&D, de changement climatique et d’énergie” a déclaré M. Joaquín Almunia, vice-président de la Commission chargé de la politique de concurrence.
La Commission a estimé que le projet de recherche ne pourrait pas obtenir un financement suffisant sur le marché financier en raison de sa complexité et de l’importance des risques qu’il comporte. Elle pense aussi qu’il pourrait avoir d’importantes retombées positives au sein de l’Union Européenne en termes de diffusion de connaissances, de protection de l’environnement et de sécurité des approvisionnements énergétiques.
Ensuite, le projet devrait apporter des informations précieuses sur la conception, le fonctionnement et la viabilité des systèmes reposant sur la technologie houlomotrice. Malgré les nombreux projets en cours ou prévus dans ce domaine en Europe et dans d’autres parties du monde, il n’existe actuellement aucune application commerciale fonctionnant en continu à des niveaux de puissance significatifs.
Le coût total de R&D du projet de Seabased est estimé à 344 millions de SEK (37,5 millions d’euros), dont 139 millions de SEK à la charge des pouvoirs publics suédois. Ce projet sera réalisé en coopération avec l’entreprise énergétique Fortum Oy.
La technologie marine de Seabased utilise le différentiel de hauteur existant entre la crête et le creux des vagues. Le système est également conçu pour fournir une puissance accrue à basse vitesse.
Le dispositif houlomoteur est constitué d’un générateur à aimant permanent à entraînement direct linéaire, spécialement développé pour capter l’énergie des vagues au moyen d’une bouée de surface (appelé “absorbeur ponctuel”).
Un convertisseur faisant office de générateur est relié à la bouée par une corde, qui se déplace linéairement (de haut en bas) à l’intérieur d’un stator fixe. Dans le convertisseur, des aimants très puissants (néodyme-fer-bore), génèrent un champ magnétique qui convertit l’énergie cinétique des vagues en énergie électrique.
Chaque unité est ancrée à une certaine profondeur grâce à une fondation en béton. Ces fondations sont conçues et dimensionnées en conformité avec la charge et les conditions du terrain.
Renewable Energy Corporation (REC), le fabricant norvégien de polysilicium dans le secteur photovoltaïque a annoncé hier la fermeture définitive d’une partie de sa production en Norvège après des résultats trimestriels très décevants.
REC indique que la fermeture de ses usines produisant des wafers et des cellules solaires se traduira par la suppression d’environ 17% de ses effectifs, soit environ 700 emplois sur les 4.000 employés du groupe.
En effet, durant cette période, REC a enregistré une perte nette de 759 millions de couronnes norvégiennes NOK (ou 98,7 millions d’euros) contre -896 millions de NOK un an plus tôt. Le résultat brut d’exploitation (EBITDA) a été divisé de plus de moitié, à 370 millions NOK contre 827 millions NOK, pour un chiffre d’affaires en baisse de près de 21%, à 3 milliards de NOK.
La société explique ce mauvais résultat par la conjonction de plusieurs facteurs dont l’incertitude économique qui pèse actuellement sur le marché solaire (crise financière et investissements en baisse), par la surcapacité de production persistante et par la prédominance des acteurs asiatiques dans la chaîne de valeur.


La part de marché du couple infernal Chine + Taïwan dans la production de cellules photovoltaïques n’a cessé de grimper, passant de 19% à 59% en 5 ans (2006 à 2010). L’Europe et le Japon demeurent les grands perdants de cette concurrence effrénée.
Par ailleurs, après avoir lourdement chuté au 2ème trimestre 2011, les prix “spot” du polysilicium, des wafers (galettes de silicium) et des modules solaires ont continué leurs dégringolades au 3 trimestre 2011, (soit respectivement : -10%, -8%, -9%) a estimé REC dans son rapport.
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Selon l’Erste Bank, l’Ukraine est devenue le premier producteur et exportateur d’huile de tournesol du monde avec une production 2010 de l’ordre de 3,3 millions de tonnes pour une exportation de plus de 90 % de ce volume.
La production d’huile de tournesol en Ukraine a débuté au milieu du 19ème siècle. Les conditions environnementales et les caractéristiques du terrain permettent en effet la culture du tournesol sur tout le territoire de l’Ukraine.
Le marché mondial de l’huile de tournesol est actuellement en pleine croissance pour compenser le déclin de l’approvisionnement de colza. Sur ce marché, l’Ukraine est en concurrence avec les leaders établis de longue date – l’Argentine et la Russie. Alors que la Russie augmente sa production de graines de tournesol créant ainsi un potentiel pour stimuler sa production d’huile de tournesol, l’Argentine doit affronter des problèmes continuels dus à la sécheresse et à la confrontation entre les agriculteurs et le gouvernement local.
“Le pays produit aujourd’hui le même volume d’huile de tournesol que toute l’Union soviétique“, a précisé le Directeur de l’Association ukrainienne des producteurs d’huiles végétales Ukroilprom, Stepan Kapshuk.
Le marché ukrainien de l’huile de tournesol s’est continuellement développé cette année. Par rapport au premier trimestre 2010, le volume d’huile de tournesol ukrainienne exporté durant les trois premiers mois de 2011 a augmenté de 40 %.
Le premier consommateur d’huile de tournesol ukrainienne est l’Inde – le pays achète environ un quart des exportations annuelles d’huile de tournesol ukrainienne, d’après Ukragroconsult. Par ailleurs, l’Ukraine exporte de gros volumes d’huile de tournesol en Turquie, en égypte, aux Pays-Bas, en Russie, en Italie, en Espagne, en Biélorussie, en Arabie saoudite et en Géorgie.
En 2009, l’Ukraine a exporté un peu plus d’1 million de tonnes d’huile de tournesol, ce qui a représenté plus de la moitié des exportations d’huile de tournesol du monde – à savoir, 54 %, affirme Ukragroconsult. A la fin de 2010, la part de marché de l’Ukraine pour les exportations mondiales d’huile de tournesol s’élevait à 57 %.
Il y a plus de dix ans, l’Ukraine a commencé à stimuler le secteur de la production d’huile de tournesol en mettant en place une taxe à l’exportation pour les graines de tournesol. Cela a incité les producteurs locaux d’huile de tournesol à augmenter la production d’huile de tournesol dans le pays au lieu d’exporter le produit brut vers des usines étrangères de transformation. Depuis cette date, l’Ukraine a progressivement diminué la taxe à l’exportation.
Selon certains experts, la production de l’huile végétale pure (HVP) à base de tournesol est envisageable et pourrait se substituer, au moins en partie, au gazole pour les véhicules diesel. “Le bilan énergétique semble positif : pour une unité d’énergie investie, il est possible d’en retirer sept, soit 3,5 sous forme d’huile et autant sous forme de tourteau, source de protéines pour l’élevage…” Cependant, la production d’agrocarburants nécessite d’importantes surfaces cultivables.
D’un investissement de 125 millions d’euros, l’ancienne centrale à charbon de Rodenhuize en Belgique qui a subi une transformation complète en centrale 100% biomasse, a été inaugurée vendredi dernier par GDF Suez et sa filiale Electrabel.
Selon la compagnie énergétique française, cette centrale constitue une première mondiale à 2 égards. Tout d’abord, il s’agit de la plus grande conversion de cette nature et deuxièmement, elle offre les meilleurs résultats environnementaux parmi les unités converties à la biomasse.
D’une puissance de 180 MW, Rodenhuize produira chaque année un volume d’électricité “verte” équivalant à la consommation annuelle de 320 000 familles et permettra de réduire de 1,2 million de tonnes les émissions annuelles de CO2. Elle est détenue à 73% par Electrabel et à 27% par Ackermans & van Haaren.
« Cette réalisation est une première mondiale en termes de performance environnementale. Elle est unique en son genre par son ampleur, la technologie utilisée et ses prestations environnementales. Il s’agit d’une contribution majeure à la réalisation des objectifs fixés par l’Union Européenne. Ce projet cadre parfaitement avec notre stratégie de développement d’un parc de production diversifié et avec les engagements ambitieux que le Groupe a pris dans les énergies renouvelables », a indiqué Sophie Dutordoir, Directeur général d’Electrabel.
il faut tout de même nuancer l’effet positif de cette annonce par le fait que même si le charbon est entièrement remplacé par des pellets de bois qui ont fait l’objet d’une certification par un organisme indépendant attestant leur origine durable, un tiers de l’approvisionnement en pellets de bois de Rodenhuize provient du parc de production de Pacific BioEnergy, au Canada !
On peut donc se poser légitimement cette question : pourquoi faire venir du pellets de bois de si loin ? Car cela implique une empreinte carbone non négligeable. Electrabel a conclu un contrat d’achat à long terme de 225 000 tonnes de biomasse par an, acheminée par bateau jusqu’au port de Gand.
A notre grand étonnement on apprend que la compagnie Solyndra va déposer une requête au titre du chapitre 11 de la loi américaine sur les faillites, lui permettant de fonctionner tout en lui laissant le temps de chercher une solution.
Le fabricant de systèmes solaires cylindriques en toiture indique dans un communiqué être “forcé de suspendre ses opérations de fabrication“, ce qui sous-entend la mise au chômage de ses 1.100 employés.
La société californienne dit également évaluer toutes les options, y compris la cession de son activité, de ses licences concernant sa technologie de pointe CIGS, ainsi que de son centre d’expertises.
Solyndra explique que malgré une activité en forte croissance au premier semestre 2011, tirée par l’Amérique du Nord avec un nombre important de commandes, la société ne sera pas en mesure d’atteindre pleinement sa capacité opérationnelle rapidement, à cause notamment d’une concurrence accrue à court terme avec les fabricants étrangers. Cette compétition aurait aussi été exacerbée par une offre mondiale excédentaire de panneaux solaires entrainant une forte compression sur les prix.
Alors que Solyndra intensifiait ses capacités de production pour obtenir des coûts de 2$ le watt, le marché mondial des panneaux solaires chutait pour tomber à 1,20 $ le watt.
De plus, se sont ajoutés à cette sombre équation : une baisse d’attractivité des programmes d’incitation d’Etat en Europe (prix d’achats des tarifs électrosolaires) et une frilosité des marchés à vouloir financer des systèmes solaires innovants.
“La levée de capitaux supplémentaires dans cet environnement n’était pas possible” a déclaré le président et PDG de Solyndra, Brian Harrison. “Ce fut un résultat inattendu et des plus malheureux” a t’il déploré.

Solyndra avait réussi à obtenir une garantie financière de 535 millions de dollars de la part du gouvernement américain. La direction a t-elle alors péché par excès de confiance en investissant dans une usine de 700 millions de dollars à Fremont, en Californie ?
Bekaert et Saint-Gobain ont signé le 10 août dernier un accord en vue de la cession des activités Specialty Films de Bekaert à Saint-Gobain Performance Plastics Corporation, une société établie dans l’Ohio aux Etats-Unis faisant partie du Groupe Saint-Gobain.
La transaction porte sur les sites de production basés à San Diego (Etats-Unis), à Zulte (Belgique) et à Suzhou (Chine), ainsi que sur les opérations en cours de développement en Chine et tous les bureaux de vente et de service.
Par cette acquisition, Saint-Gobain voit des opportunités de synergies qui devrait aider Solar Gard Specialty Films à renforcer sa position dans les films solaires pour vitrages et autres films spécialisés (automobiles, architecturales, photovoltaïques et industrielles).
D’autres synergies sont également attendues, particulièrement dans le secteur du bâtiment et du marché de conservation d’énergie où chacune des deux sociétés est extrêmement présente et engagée dans la construction dite “durable” en développant des solutions et des produits d’efficacité énergétique.
Bekaert a acquis les activités Specialty Films en 2001 et les a développées pour devenir un leader du marché. “Tandis que les activités ont poursuivi leur croissance, les synergies technologiques au sein de Bekaert se sont révélées être limitées dans le temps” explique le Groupe Saint-Gobain dans un communiqué.
La conclusion de la transaction est attendue courant 2011. Selon Bekaert, cette cession devrait lui rapporter une plus value financière d’environ 10 million d’euros, pour une réduction de ses dettes d’environ 80 millions d’euros.
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GDF Suez et International Power** ont annoncé lundi de nouveaux développements dans l’éolien au Canada, avec la signature de nouveaux contrats d’achat d’électricité garantis qui concernent deux parcs éoliens de 99 MW situés en Ontario, et le début des travaux de construction de Cape Scott 1, un projet éolien d’une capacité de 99 MW en Colombie-Britannique.
IPR-GDF Suez North America vient ainsi de conclure des accords d’achat d’électricité d’une durée de 20 ans avec l’« Ontario Power Authority » qui portent sur l’intégralité de la production des parcs éoliens Erieau (99 MW) et East Lake St. Clair (99 MW). Chaque projet devrait représenter un coût estimé aux environs de 300 millions de dollars canadiens (214 millions d’euros), pour une mise en service commerciale prévue en 2013.
Par ailleurs, GDF Suez précis que le chantier de construction de Cape Scott (99 MW) est prêt à débuter.
« Ces projets démontrent l’excellente croissance de notre portefeuille dans l’éolien au Canada. Notre expertise à l’international conjuguée à nos compétences dans l’éolien permettent au Groupe de continuer à consolider sa position dans les énergies renouvelables. Avec ces projets, nous renforçons notre engagement en faveur d’une production d’électricité respectueuse de l’environnement dans un pays qui partage cette même priorité » a déclaré Gérard Mestrallet, PDG de GDF Suez.
« Le Canada représente un marché clé pour les énergies renouvelables avec des projets de grande qualité soutenus par des prix de rachat garantis à long terme. Nous sommes très heureux de nos avancées qui consolident notre position sur ce marché attractif qui présente de nouvelles opportunités de croissance » a indiqué pour sa part Philip Cox, Directeur Général d’International Power.
** International Power est détenu à 70 % par GDF Suez
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