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Les chiffres clés de l’éolien dans le monde et en France

Les chiffres clés de l'éolien en Europe et en France L’énergie éolienne connait depuis quelques années un fort développement partout dans le monde, “renouvelable”, “mature”, “compétitive”, elle pourrait jouer un rôle majeur face aux défis climatiques qui s’annoncent.

L’éolien représente aujourd’hui 194 390 mégawatts (MW) de puissance installée dans le monde et connait une croissance très importante (+ 22,5% de capacités en 2010). Les experts du Conseil mondial de l’énergie éolienne (GWEC) prévoient le maintien d’une croissance soutenue de l’éolien dans le monde, notamment dans les pays émergents tels que le Brésil, l’Inde ou encore le Mexique.

Les leaders dans le domaine sont la Chine avec 42 287 MW de puissance installée, qui devance les Etats-Unis avec 40 180 MW et l’Allemagne avec 27 214 MW.

Eloigné des terres, l’éolien offshore permet d’implanter des turbines plus puissantes tout en bénéficiant d’un vent plus fort, plus fréquent et plus régulier. Un parc à quelques kilomètres au large peut ainsi produire 50% d’énergie de plus qu’un parc éolien terrestre.

A fin 2010, la puissance éolienne offshore en Europe atteignait 2 948 MW, soit l’équivalent de l’énergie nécessaire à 2,9 millions de foyers. Cette puissance offshore installée a augmenté de 51% par rapport à 2009, correspondant à l’implantation de 308 nouvelles éoliennes en mer. En 2011, l’Association européenne de l’énergie éolienne (EWEA) prévoit l’installation de 1 000 à 1 500 MW supplémentaires dans l’éolien offshore en Europe.

A fin 2010, le Royaume-Uni était le leader européen de l’éolien offshore avec 1 341 MW, devant le Danemark avec 854 MW et les Pays-Bas avec 249 MW.

Les chiffres clés de l'éolien en Europe et en France

En Europe, 45 parcs éoliens en mer étaient opérationnels fin 2010 et 10 autres étaient en construction. Au cours des prochaines années, de nombreux parcs devraient voir le jour, en particulier au large des côtes allemandes et britanniques. L’éolien en mer pourrait fournir à terme 10% de l’électricité de l’Union européenne et éviter le rejet de 200 millions de tonnes de CO2 par an.

La France ne totalise quant à elle que 5 660 MW et accuse un certain retard sur ses voisins européens, notamment dans le domaine de l’éolien offshore. A l’horizon 2020, la France s’est fixée l’objectif de 6 000 MW installés d’éoliennes en mer, ce qui représente un investissement total d’environ 20 milliards d’euros. L’Etat a lancé en juillet 2011 un premier appel d’offres pour une puissance totale de 3 000 MW d’ici 2015.

La France bénéficie d’un gisement éolien important, le deuxième en Europe, après les Îles britanniques. Les zones terrestres régulièrement et fortement ventées se situent sur la façade ouest du pays, de la Vendée au Pas-de-Calais, en vallée du Rhône et sur la côte languedocienne.

Les chiffres clés de l'éolien en Europe et en France

Les régimes des vents, différents dans ces trois secteurs, sont complémentaires les uns des autres.

Il y avait en France environ 3 800 éoliennes* pour une puissance totale installée de 6 253 MW (dont 42 MW dans les DOM) au 30 juin 2011.

Les chiffres clés de l'éolien en Europe et en France

Le plus important, celui de Fruges dans le Pas-de-Calais, compte 70 éoliennes pour une puissance totale installée de 140 MW. La production de ce parc correspond à la consommation (hors chauffage électrique) d’une population d’environ 126.000 habitants

Pour atteindre les objectifs fixés par le Grenelle Environnement (puissance installée fin 2012 : 11 500 MW), il faudra installer environ 1 800 MW en moyenne annuelle, alors qu’environ 1 100 MW ont été installés en 2010. Il faut donc accélérer le rythme des installations. Les perspectives pour l’emploi dans ces conditions sont prometteuses : la filière éolienne pourrait en 2012 générer 16 000 emplois directs (plus de 20 000 si l’on compte les emplois indirects) dont 2 150 environ dans la gestion et la maintenance des parcs . Si les objectifs actuels sont tenus, l’éolien pourrait offrir 60 000 emplois en 2020* dans notre pays, dont 24 000 pour l’éolien en mer .

L’éolien marin participerait à cette dynamique, non seulement dans la construction des parcs, mais aussi dans leur maintenance . Il pourrait en particulier renforcer l’activité des ports à proximité des fermes off-shore.

Src : GDF Suez

Src : ADEME (infographie)

Src : EWEA

Vattenfaull : tout glisse pour l’éolien offshore (Durableo)

Vattenfall, pionnier de l’éolien offshore en Mer du Nord, qui devient le sponsort officiel des équipes de France de ski de fond, de saut et de combiné nordique, prévoit de construire un parc éolien offshore, Sandbank 24, au large de l’île de Sylt en mer du Nord, ayant la capacité d’alimenter plus d’un demi-million de foyers allemands en électricité. VATTENFALL : Sandbank parc éolien offshore…

Source : Durableo

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Implantation d’un pôle industriel d’éoliennes offshore à Cherbourg

Le groupe Alstom vient d’annoncer que, dans le cadre de l’appel à projets sur l’éolien offshore lancé en juillet 2011 par le gouvernement français, il prévoit d’implanter 2 sites dédiés à la production des composants et à l’assemblage d’éoliennes offshore de 6MW dans les zones portuaires de Cherbourg et Saint-Nazaire. Laurent Beauvais, Président de la Région Basse-Normandie, Jean-François Le…

Source : immoxygène

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Appel à candidature par le Grand Port Maritime de Bordeaux (Les énergies de la Mer)

BORDEAUX – (France) – 22/06/2011 – 3B Conseils – Par Francis Rousseau – Article paru le 22 Juin, remis en ligne le 25 Juin A défaut d’un terminal méthanier ou peut-être en plus du terminal, le Grand Port Maritime de Bordeaux (GPMB) souhaite positionner la zone du Verdon sur le secteur de l’éolien, et notamment de l’éolien offshore. Un article récent paru dans Mer et marine.com ( ICI ) fait…

Source : Les énergies de la Mer

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Le grand vent industriel de l’éolien offshore doit souffler à … – LaVoixEco.com


LaVoixEco.com
Le grand vent industriel de l’éolien offshore doit souffler à
LaVoixEco.com
Deux journées commencent ce matin à Dunkerque pour confirmer la vocation de son port à servir le marché colossal des énergies renouvelables en Mer du Nord. C’est un vaste appel d’offres pour une future filière française. C’est aussi l’un des plus
Dunkerque suit le vent de l’éolien nordlittoral.fr

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Officiel : Vestas lance son éolienne offshore 7 MW

Officiel : Vestas lance son éolienne offshore 7 MWVestas a révélé hier des détails sur sa nouvelle génération d’éolienne offshore, lors d’une conférence de presse à Londres, en indiquant que la V164-7.0 MW se démarquait de ses prédécesseurs avec 7 MW – et son rotor de 164 mètres de diamètre.

Ce niveau d’envergure et de puissance permet d’après le fabricant danois d’éoliennes d’assurer le coût de l’énergie le plus faible possible.

Une éolienne offshore spécialement conçue pour les conditions climatiques extrêmement rudes de la Mer du Nord

Baisser le coût de l’énergie de l’éolien offshore est essentiel pour l’industrie. Pour atteindre cet objectif, il faut miser sur une éolienne de plus grande taille permettant de capturer davantage d’énergie. Nous avons donc besoin de développer des machines encore plus grandes, spécialement conçues pour les enjeux propres à l’environnement offshore. Avec l’introduction de la V164-7.0 MW, Vestas franchit une étape majeure pour répondre à ces besoins.

« Nous sommes très heureux d’être en mesure de servir le marché offshore et de faire preuve de notre engagement vis-à-vis de cette industrie en présentant cette éolienne particulièrement dédiée à l’offshore, à savoir la V164-7.0 MW. Les réactions positives que nous avons d’ores et déjà reçues des gouvernements de par le monde, et particulièrement du gouvernement britannique, nous inspirent confiance et confirment qu’une intensification de l’exploitation de l’énergie éolienne constitue la bonne voie. Nous espérons que cette nouvelle éolienne participera à faire de ces objectifs nationaux une réalité » a déclaré le PDG Ditlev Engel, au sujet de cette nouvelle turbine.

Officiel : Vestas lance son éolienne offshore 7 MW

Selon Anders Søe-Jensen, Président de Vestas Offshore, le marché éolien offshore va considérablement se développer dans les années à venir, mais davantage dans certaines parties du monde que dans d’autres : « D’après nos prévisions, le développement du marché éolien offshore aura surtout lieu en Europe du Nord où les conditions maritimes sont particulièrement dures. Forts de notre vaste et réelle expérience offshore et de la longue période durant laquelle Vestas a fait figure de pionnier dans l’industrie éolienne offshore, nous avons spécialement conçu la V164-7.0 MW dans le but de capturer la plus grande quantité d’énergie possible et d’offrir une fiabilité hors pair dans un environnement rude et plein de défis. Cela fait de cette nouvelle éolienne le choix idéal pour, et à titre d’exemple, les nombreux projets du « Round 3 » au Royaume-Uni. »

Officiel : Vestas lance son éolienne offshore 7 MW

« Nous n’avons exclu aucune option dès le départ, en menant deux pistes parallèles de recherche et développement : l’une fondée sur une transmission directe et l’autre sur une solution avec multiplicateur. Il était évident que si nous voulions satisfaire les attentes de nos clients en matière de coût de l’énergie le plus faible possible et de meilleur retour sur investissement, il nous fallait une solution combinant l’innovation et la technologie prouvée. Dès lors, le seul choix possible portait sur la solution avec un système de transmission à vitesse moyenne » explique Finn Strøm Madsen, Président de Vestas Technologie R&D.

Officiel : Vestas lance son éolienne offshore 7 MW

« Les clients de l’éolien offshore ne veulent pas de solutions nouvelles qui n’ont pas encore fait leurs preuves. Ils recherchent la fiabilité et une garantie de retour sur investissement : c’est exactement ce que la V164-7.0 MW leur offre » a t’il conclut à du choix particulier de conception.

Afin d’assurer l’alignement entre les besoins des clients et les caractéristiques de la nouvelle génération d’éoliennes offshore, plusieurs clients expérimentés dans le domaine ont été invités à formuler des propositions durant la phase de développement : le résultat étant la cohérence entre les caractéristiques techniques de l’éolienne et les projets d’investissement des clients.

Officiel : Vestas lance son éolienne offshore 7 MW

Vers une nouvelle génération d’éoliennes offshore

La construction des premiers prototypes de la V164-7.0 MW est attendue pour le quatrième trimestre 2012. La production en série démarrera dès le premier trimestre 2015 à condition d’avoir un carnet de commandes fermes permettant de justifier les investissements substantiels nécessaires et de poser des bases solides pour la V164-7.0 MW.

Eolien offshore : nouvelle génération de turbine 6 MW

Eolien offshore : nouvelle génération de turbine 6 MWUn partenariat a été créé entre Converteam, spécialiste de la conversion d’énergie et l’industriel français Alstom, en vue de créer le plus grand générateur à aimant permanent et entraînement direct au monde destiné à une éolienne.

Dans un premier temps, Converteam équipera deux prototypes d’éolienne offshore de 6 MW d’Alstom, qui seront installés sur terre et en mer en Europe au cours de l’hiver 2011 et en 2012.

La nouvelle génération de turbine de 6 MW d’Alstom a été conçue afin de réduire le coût de l’énergie de l’éolien offshore. Parmi les technologies employées dans cette version, on trouve le système d’Alstom** qui transfère la la tension indésirable du vent directement au mât de l’éolienne ainsi que le générateur à aimant permanent et entraînement direct de Converteam.

Ensemble, les 2 entités assurent que ces technologies assureront “une fiabilité exceptionnelle du système de transmission mécanique de l’éolienne.”

Les systèmes à entraînement direct (direct drive) ne disposent d’aucun multiplicateur mécanique couplé au générateur. Le faible nombre de pièces rotatives augmente la fiabilité de la turbine, en accroît la disponibilité, et réduit les frais de maintenance. L’utilisation d’un générateur à aimant permanent permet une efficacité de génération améliorée et une fiabilité mécanique globale accrue.

Converteam fournira à Alstom un générateur à aimant permanent et entraînement direct « Advanced High Density » (AHD), qui est plus compact et léger que les systèmes à entraînement direct de la génération précédente.

« Nous développons actuellement une turbine solide, simple et efficace qui réduira le coût de l’énergie de l’éolien offshore, souligne Alfonso Faubel, Vice President Alstom Wind. Alstom privilégie la qualité ; c’est la raison pour laquelle nous établissons des partenariats avec les meilleurs fabricants de composants de leur catégorie, notamment Converteam. Il ne saurait y avoir de compromis dans la conception d’un système de production d’énergie qui sera exploité dans les conditions environnementales les plus difficiles. »

Converteam a fourni ses premiers générateurs à aimant permanent pour des éoliennes de 5 MW en 2004 ; son premier générateur à aimant permanent et entraînement direct haute puissance (3,7 MW) est exploité depuis 2008.

L’éolienne Alstom a été développée pour les conditions de vent enregistrées dans la plupart des sites offshore en Europe, aux États-Unis et dans le reste du monde. Deux prototypes seront installés en 2011 et 2012, une présérie (première étape de déploiement avant la commercialisation complète) en 2013, la production en série devant intervenir en 2014.

Eolien offshore : nouvelle génération de turbine 6 MW
[ Pale testée en soufflerie chez LM Wind Power ]

Les autres caractéristiques principales de la turbine incluent un très grand diamètre de rotor, utilisant les plus grandes pales de turbine au monde développée avec LM Wind Power, et une capacité de génération électrique de 6 MW pour une production d’énergie supérieure. Les rendements élevés contribuent à contrebalancer les coûts d’investissement et les frais d’exploitation liés au parc éolien. Le poids de la turbine a également été optimisé pour réduire les coûts d’installation et d’infrastructure.

En janvier, Alstom et EDF Energies Nouvelles (EDF-EN) ont annoncé qu’ils concourraient ensemble, avec cette turbine, dans le cadre de l’appel d’offres lancé récemment en France pour des projets de sites éoliens offshore d’une capacité de 3GW.


** ALSTOM PURE TORQUE™ : Seule la force de rotation (le couple) est transmise au générateur ; cela garantit un vide d’air suffisant entre le rotor et le stator et améliore la performance et la fiabilité de l’éolienne.

[ Crédit images : Alstom ]

Un plan national dans l’éolien offshore aux USA

Un plan national dans l'éolien offshore aux USALes Etats-Unis ont lancé officiellement la création d’une filière industrielle dans l’éolien offshore, avec l’installation d’ici à 2020, d’une capacité de 10.000 MW, avant d’atteindre 54.000 MW, à l’horizon 2030.

Le secrétaire à l’intérieur, Ken Salazar, et le représentant du département américain de l’énergie (DoE), Steven Chu, ont estimé qu’il était temps d’accélérer le développement des éoliennes offshores, et ont annoncé en conséquence un important plan national pour la promotion des parcs éoliens offshores.

L’annonce du rôle clé accordé à l’énergie éolienne offshore dans l’océan Atlantique a été réalisée à l’occasion de la présentation du plan stratégique pour la création d’une industrie nationale dans l’éolien offshore. Cette technologie considérée comme cruciale par les États-Unis devrait les aider à atteindre l’objectif fixé par l’administration Obama, qui vise à répondre – d’ici à 2035 – à la fourniture d’électricité (80%) en provenance de sources d’énergie à faible émission de carbone.

L’étape préalable à cette politique de soutien passera par un développement prioritaire des infrastructures de transport d’électricité dans la région mid-Atlantique. Un premier financement de 50 millions de dollars sera ainsi débloqué à cet effet.

Par ailleurs, le lancement de ce programme implique que les organismes fédéraux s’engagent à promouvoir un développement respectueux de l’environnement, n’entrant pas en collision avec d’autres projets qui convoitent également l’énergie des océans.

Un plan national dans l'éolien offshore aux USA

D’un point de vue technique, le plan national prévoit de fournir une assistance pour chaque projet. Celle-ci vise à maîtriser les coûts, à fournir des solutions techniques fiables et performantes ainsi qu’à assurer une parfaite intégration de l’énergie produite au réseau.

Vous pouvez consulter le rapport complet (.PDF en anglais) du plan stratégique national sur l’éolien offshore aux Etats-Unis >>>>> ICI

Nouveau type de plateforme flottante pour éolienne

Nouveau type de plateforme flottante pour éolienneVestas annonce avoir signé avec WindPlus un contrat pour l’installation du premier projet offshore avec une éolienne équipée d’une nouvelle structure de flottaison semisubmersible.

WindPlus est une joint venture du Groupe EDP avec plusieurs partenaires parmi lesquels figure Principle Power Inc. Son projet phare, le « WindFloat Project », pourrait poser les jalons d’un développement plus poussé des activités offshores, tout en soutenant au mieux l’exploitation de l’immense potentiel offshore à travers le monde.

Ce projet comprend la livraison, l’installation et la mise en service d’une éolienne Vestas V80-2.0MW au large des côtes portugaises. La livraison aura lieu courant 2011. Vestas, qui reste le pilote technologique du projet, assurera l’intégration et l’installation de l’éolienne sur la plateforme flottante « WindFloat ».

Le « WindFloat » de Principle Power est une plateforme flottante semi-submersible brevetée, d’une conception simple et économique, destinée aux éoliennes offshore. Cette technologie jugée “innovante” permet de limiter l’impact des vagues et des mouvements générés par les éoliennes. Ainsi, l’implantation des éoliennes est désormais possible sur des sites auparavant inaccessibles où la profondeur dépasse 50 mètres et où les ressources éoliennes sont très importantes.

Le système combinant l’éolienne V80-2.0 MW et cette nouvelle structure de flottaison sera testé pendant une période de douze mois. Un regard attentif sera porté à ses performances, à la validation du « WindFloat » et à l’optimisation du contrôle de l’éolienne. Diverses études portant sur la mise en service, l’exploitation, la maintenance et le démantèlement seront également réalisées au cours de cette période.

Nouveau type de plateforme flottante pour éolienne

Premier déploiement commercial d’une plateforme de flottaison semi-submersible

Dans l’attente des résultats de ces tests, le succès de ce projet ouvrirait la voie à la commercialisation de la première plateforme de flottaison semi-submersible pour les éoliennes offshores de 2 MW. Selon Vestas, cette solution représenterait une réelle opportunité pour l’implantation de futurs projets éoliens offshore à l’échelle internationale, notamment dans les régions côtières avec de vastes étendues d’eaux profondes.

« EDP a fait de l’éolien offshore l’une de ses cinq priorités et le « WindFloat » est l’une des technologies les plus prometteuses. Les résultats de cette étape d’essais fondamentale permettront à EDP de bien se positionner pour relever le défi de l’éolien offshore à travers le monde », affirme António Meia, Président-Directeur Général d’EDP.

« Chez Principle Power, nous félicitons les Groupes EDP et Vestas d’avoir été les premiers à adopter cette technologie », se réjouit Alla Weinstein, Président et Directeur Général de Principle Power. « Ce projet permet également au Portugal de se rapprocher de ses engagements en matière de production d’énergies renouvelables d’ici à 2020 et d’exploiter les ressources de son littoral aux eaux profondes ».

Nouveau type de plateforme flottante pour éolienne
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Anders Søe-Jensen, Président Vestas Offshore, explique que « chez Vestas, nous sommes perpétuellement à la recherche de nouvelles solutions et de nouveaux matériaux pour mieux répondre aux attentes de nos clients et diminuer le coût de l’énergie de nos futurs projets offshore. En plus des fondations monopile et en treillis, cette nouvelle plateforme de flottaison fait désormais partie des solutions proposées pour utiliser au maximum la vitesse du vent dans des sites offshores toujours plus profonds. »

Et il conclut : « sous réserve de la réussite de ce projet, nous sommes convaincus que cette technologie viendra consolider les activités offshore en aidant les pays à travers le monde à accroître leurs capacités de pénétration en énergie éolienne et leur indépendance énergétique. Chez Vestas, nous sommes dédiés à l’offshore – et participer à l’émergence de nouvelles solutions innovantes, telles que celle-ci, nous permet de consolider notre position de leader du secteur offshore. »

Juan Araluce, Président de Vestas Méditerranée, ajoute : « cette technologie représente une réelle innovation pour notre région méditerranéenne. Nous pensons que ce projet peut devenir une référence à l’échelle de notre région et qu’il permettra la mise en place de meilleures pratiques à travers le monde. »

Eolien offshore : la France doit trouver son modèle

Eolien offshore : la France doit trouver son modèleSelon une enquête menée en toute “indépendance” par PwC auprès de la filière éolienne, il apparaît que son développement passera obligatoirement par le offshore, où la puissance éolienne cumulée en Europe dépassera celle de l’onshore.

En 2035, Malgré l’avance prise par les industries d’Europe du Nord et notamment allemande sur ce secteur, la France possède tous les atouts pour capter la croissance du marché de l’offshore à condition du lancement rapide de l’appel d’offres prévu par le gouvernement pour 3.000 MW le long des côtes françaises.

Une fois le développement de la filière amorcée sur le marché national, il s’agira pour les acteurs français de trouver des relais de croissance sur le marché européen. L’innovation sera un facteur déterminant pour revenir dans la course.

La croissance de la filière éolienne passe par la montée en puissance de l’offshore

A l’avenir, le développement de la filière éolienne passera par l’installation d’éoliennes en mer. En 2035, la puissance éolienne offshore cumulée en Europe dépassera celle de l’éolien onshore. La capacité éolienne offshore installée par an dépassera pour la première fois la capacité onshore à partir de 2027 .

« L’offshore réduit les nuisances visuelles et sonores par rapport à l’onshore et bénéficie d’une plus grande efficacité grâce aux vents puissants et réguliers de la mer et à des installations plus étendues que sur terre », indique Olivier Vialle, associé, Groupe Strategy, PwC.

Eolien offshore : la France doit trouver son modèle

L’éolien offshore est également créateur d’emplois. En 2010, la filière emploie déjà 150 000 personnes en Europe. Mais ces créations d’emplois bénéficient surtout aux pays industriels de l’éolien : 60 000 emplois dédiés en Allemagne, 30 000 en Espagne pour 10 000 emplois en France

« Au-delà des enjeux industriels et environnementaux, le développement d’une filière industrielle française est porteur de croissance pour les régions côtières, particulièrement en matière d’emploi », souligne Philippe de Degonzague, associé, responsable du Groupe Strategy.

La France a tous les atouts pour rattraper son retard dans l’éolien offshore à condition de lancer les appels d’offres

La France dispose d’atouts indéniables lui permettant de se positionner sur le marché éolien offshore : des conditions géographiques favorables (3 500 km de côtes), un savoir-faire industriel fort et prêt à être mobilisé, ainsi qu’une première structuration de la filière au travers de clusters et de pôles de compétitivité.

Cependant, la filière industrielle française n’a pas à ce jour la maîtrise de la fabrication d’une éolienne offshore et accuse un certain retard par rapport à d’autres pays européens. Elle manque également de visibilité sur le développement du marché en France et le lancement de l’appel d’offres français annoncé en mai dernier.

« La situation est en train d’évoluer avec des investissements étrangers en France et des opérations de croissance externe initiées par des acteurs français. Les acteurs interrogés dans le cadre de l’enquête nous ont fait part de leur volonté de capter la croissance de ce marché. Et les industriels pourront s’appuyer sur des infrastructures portuaires adaptées et complémentaires », souligne Olivier Vialle, associé du Groupe Strategy, PwC.

Cinq grandes catégories d’acteurs pourraient se positionner sur la filière : la construction navale, le secteur aéronautique, la métallurgie, le génie électrique et dans une moindre mesure le BTP.

« Les acteurs français se positionneront dans un premier temps à trois niveaux de la chaîne de valeur : la fabrication d’éléments peu complexes comme les mâts ou les fondations, les opérations d’assemblage à quai et enfin la maintenance des éoliennes. D’ici 4 à 5 ans, ils pourront s’investir dans la fabrication d’éléments à plus forte valeur ajoutée comme les pales ou les navires d’installations des éoliennes », précise Alexis Chauffert-Yvart, consultant senior du pôle Strategy de PwC

Entre les modèles allemand et britannique, quel développement pour la filière française ?

Les objectifs ambitieux de développement de l’offshore en France devraient effectivement permettre d’amorcer le développement de la filière selon les acteurs interrogés dans le cadre du rapport PwC.

L’innovation permettra aux acteurs français de se différencier et de revenir dans la course de l’éolien offshore. « La France rattrapera son retard par l’innovation. Des sauts technologiques devraient intervenir d’ici 2015 avec par exemple l’émergence d’éoliennes offshore dépourvues de multiplicateur ou de boîte de vitesse. Cela représentera une réelle opportunité pour les industriels français de pénétrer le marché européen », souligne Alexis Chauffert-Yvart, consultant senior du Groupe Strategy, PwC.

« Les objectifs français restent néanmoins en deçà des niveaux de nos voisins européens (33 GW au Royaume-Uni). Entre un modèle britannique de développement offshore, qui s’appuie sur un marché domestique important et un modèle allemand, basé sur une expérience forte de l’onshore et qui profite de la demande européenne, la France a besoin de trouver son propre modèle et de choisir dès maintenant la voie de l’innovation pour partir à la conquête du marché européen dès 2015 », conclut Philippe de Degonzague.

1-2 Source EWEA, analyse PwC
3 Source EWEA, SER, Ademe, analyse PwC