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L’efficacité des cellules solaires boostée par les “Q-BIC”

L'efficacité des cellules solaires boostée par les En ajustant au mieux les composants, un trio d’ingénieurs** de l’Université de Buffalo (USA) espère augmenter considérablement la quantité de lumière que les cellules solaires sont en mesure de convertir en électricité.

Associés à des scientifiques militaires, les chercheurs de l’UB ont montré que des points quantiques (quantum dots) intégrés dans les cellules photovoltaïques pouvaient améliorer la production électrique en chargeant les cellules d’absorber la lumière infrarouge, et en augmentant la durée de vie des photo-électrons.

L’idée d’intégrer des boîtes quantiques dans des panneaux solaires n’est pas nouvelle : Selon le professeur émérite de SUNY, Vladimir Mitin, des scientifiques avaient déjà évoqué il y a une décennie que cette technique pourrait améliorer l’efficacité des panneaux en leur permettant d’absorber les ondes invisibles, comme la lumière infrarouge, en plus de la lumière visible. Toutefois, des gros efforts entrepris dans cette direction avaient rencontré un succès limité.

Les chercheurs de l’UB ont non seulement utilisé avec succès les points quantiques pour récolter la lumière infrarouge, mais ils ont franchi une étape technologique supplémentaire, en employant un dopage sélectif afin que les points quantiques comprennent une charge significative dans la cellule solaire.

Cette charge intégrée semble bénéfique, car elle repousse les électrons, les forçant à voyager autour du point quantique. Sinon, les points quantiques créent un canal de “recombinaison” des électrons, ce qui en substance « capture » les électrons en mouvement, les empêchant ainsi de contribuer à générer un courant électrique.

La technologie mise au point posséderait le potentiel d’accroître l’efficacité des cellules solaires jusqu’à 45%“, a déclaré Vladimir Mitin. Le professeur s’est d’ailleurs empressé de déposer des demandes de brevet provisoire, afin de protéger cette technologie prometteuse.

Cette Technologie ‘propre’ va vraiment profiter à la région, à l’État, et au pays“, a déclaré Vladimir Mitin. “Avec des cellules solaires à haute efficacité, les consommateurs pourront économiser de l’argent et les fournisseurs pourront acquérir de plus petits terrains qui produiront plus d’énergie.”

Le professeur Mitin et ses collègues ont déjà investi beaucoup de temps dans le développement des points quantiques, surnommé “Q-BIC“. Pour améliorer encore plus la technologie et l’amener sur le marché, la startup (OPtoElectronic Nanodevices) OPEN est maintenant à la recherche de financement auprès d’investisseurs privés et de programmes fédéraux.

** Vladimir Mitin, Andrei Sergeev et Nizami Vagidov ont fondé la société, “optoélectronique Nanodevices” (OPEN LLC), afin de transposer cette innovation réalisée en laboratoire sur le marché.

Biocarburants à base d’algues, la technologie progresse

Biocarburants à base d'algues, la technologie progresseDes scientifiques ont fabriqué une bactérie E. coli capable de métaboliser les glucides présents dans les algues brunes en éthanol, ce qui en fait une source potentielle de carburant et de produits chimiques.

Deux raisons essentielles font que le secteur de l’énergie et la recherche ont les yeux rivés sur les algues. D’une part leur teneur élevée en glucide en fait une biomasse intéressante et d’autre part elles n’entrent pas en compétition avec les cultures pour l’eau ou la terre. Malheureusement, dans les algues le constituant primaire des glucides, connu sous le nom d’alginate, n’est pas directement métabolisé par les bactéries. Cet obstacle a rendu le biocarburant produit à partir d’algues trop onéreux pour entrer en compétition avec les carburants issus du pétrole.

En utilisant la biologie synthétique et l’ingénierie des enzymes, Adam Wargacki et ses collègues ont modifié E.coli pour qu’elle produise des enzymes capables de digérer les polymères glucidiques des algues. La bactérie ainsi créée fabrique aussi des protéines membranaires qui peuvent transporter les sucres dégradés sous forme de mono et d’oligosaccharides ainsi que des voies métaboliques qui fermentent les sucres en éthanol.

Si ce procédé peut être développé à grande échelle, les algues pourraient un jour aider à répondre à la demande en carburant durable.

« An Engineered Microbial Platform for Direct Biofuel Production from Brown Macroalgae » par A.J. Wargacki, E. Leonard, M.N. Win, D.D. Regitsky, C.N.S. Santos, P.B. Kim, S.R. Cooper, R.M. Raisner, A. Herman, A.B. Sivitz, A. Lakshmanaswamy, Y. Kashiyama et Y. Yoshikuni du Bio Architecture Lab à Berkeley, CA ; Y. Kashiyama du BAL Chile S.A. à Santiago, Chili ; Y. Kashiyama du BAL Biofuels S.A. à Santiago, Chili ; D. Baker de l’Université de Washington à Seattle, WA ; A. Herman de Biolojic Design à Tel Aviv, Israël ; A.B. Sivitz du Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS) à Montpellier, France.

Un Etat autrichien, champion d’Europe de l’éolien en 2030 ?

Un Etat autrichien, futur champion d'Europe de l'éolienL’État fédéré autrichien du Burgenland s’engage plus avant dans le secteur des énergies renouvelables avec la mise en service d’ici 2013 de 3 nouveaux parcs éoliens d’une capacité totale de 198 mégawatts (MW).

Ces installations seront financées avec l’appui de la Banque européenne d’investissement (BEI) qui, en collaboration avec la société de crédit-bail autrichienne UniCredit Leasing, va prêter 200 millions d’euros au groupe énergétique BEWAG (Burgenländische Elektrizitätswirtschaft AG).

Le Burgenland est un précurseur dans le domaine de la production d’énergie à partir de sources renouvelables. En effet, les sources d’énergie de substitution permettent à la région de couvrir deux tiers de ses besoins en électricité. Si le Burgenland est un modèle à suivre en Europe aujourd’hui, c’est également en raison de la grande importance que cette région attache à la recherche et à la technologie.

Le projet BEWAG possède un caractère innovant de par la mise en service d’une éolienne commerciale d’une capacité de 7,5 MW (Enercon – E126), constituant un fait sans précédent.

L’installation sera réalisée à Potzneusiedl, dans l’est du Burgenland. Le même type d’équipement, mais dont la capacité n’était jusqu’ici que de 6 MW, est déjà exploité avec succès depuis un certain temps. Les ressources mises à disposition serviront en outre à financer deux grands parcs éoliens à Andau/Albrechtsfeld (41 éoliennes, pour une capacité installée de 123 MW) et à Mönchhof/Halbturn (17 éoliennes, pour une capacité installée de 51 MW). Six éoliennes (13,8 MW) seront par ailleurs installées à Kittsee, et une (2,3 MW) à Deutschkreutz.

« Le Burgenland est un exemple à suivre, tant pour ce qui est du volume d’électricité produit à partir de sources d’énergie renouvelables que pour le haut niveau des technologies mises en œuvre dans ce cadre, et BEWAG y est pour beaucoup. Le groupe est donc un partenaire idéal pour la BEI qui, grâce à ses financements, apporte un soutien ciblé au développement de ce secteur en Europe » a déclaré à l’occasion de la signature du contrat Wilhelm Molterer, vice-président de la Banque européenne d’investissement.

Le deuxième projet éolien est en cours

D’ici 2015, la société Austrian Wind Power mettra en place environ 90 installations éoliennes d’une capacité de 270 MW au maximum, notamment sur le plateau de Parndorf. Une fois tous les projets achevés, les parcs éoliens d’Austrian Wind Power seront dotés d’une capacité installée de 520 MW (à la capacité actuelle de 242 MW devrait venir s’ajouter une capacité de 270 MW).

Le coup d’envoi des travaux donné en mai dernier pour les deux installations éoliennes les plus puissantes du monde a marqué le lancement du deuxième projet éolien du groupe BEWAG. « Avec ces installations, nous vivons dès aujourd’hui la technologie éolienne de demain. En tant que premier producteur d’électricité éolienne d’Autriche, nous montrons que nous sommes aussi des pionniers de la technologie et que nous misons sur les techniques les plus modernes. Ces installations en sont le symbole. Elles dégagent une efficacité énergétique maximale pour un minimum de surface occupée » a indiqué Michael Gerbavsits, porte-parole du directoire de BEWAG.

Les deux super-éoliennes sont montées et en état de fonctionnement. La première installation sera mise en service en décembre, et la deuxième en janvier.

« Ce projet est la preuve que l’énergie éolienne est actuellement la solution de substitution la plus rationnelle. Les installations éoliennes peuvent être montées très rapidement et ont un haut niveau d’efficacité. Avec ces deux installations, l’approvisionnement en électricité de la capitale du Burgenland, Eisenstadt, pourrait être assuré » a déclaré Reinhard Schweifer, à la tête du directoire de BEWAG.

L’objectif poursuivi dans le cadre de la stratégie « 2013 » consiste à ce que la quantité d’électricité produite à partir d’énergies renouvelables permette de couvrir la consommation d’électricité de l’État fédéré. Le Burgenland aura ainsi le titre de champion d’Europe dans le domaine des énergies renouvelables.

** Depuis la fin de 2006, la Banque européenne d’investissement a nettement renforcé son engagement dans le secteur des énergies renouvelables ; en effet, entre 2006 et 2010, le montant des prêts à l’appui de projets dans ce secteur est passé de 400 millions d’euros à 5,6 milliards d’euros.

Le bioWAVE prêt à être déployé à proximité de Port Fairy

Le bioWAVE prêt à être déployé à proximité de Port FairyBioPower Systems (BPS), une société australienne spécialisée dans la récupération de l’énergie des océans, a annoncé avoir reçu un soutien financier supplémentaire de la part du ministre de l’Énergie et des Ressources de la province Victoria, dans le cadre du Programme pilote pour l’énergie durable (Sustainable Energy Pilot Demonstration Program).

Ce nouvel apport de 5 millions de dollars servira principalement à la mise à l’eau du démonstrateur bioWAVE d’une capacité de 250 kW.

D’une valeur globale de 14 millions de dollars, le système de récupération d’énergie des vagues sera connecté directement au réseau, sur un site situé à proximité de Port Fairy (sud est de l’Australie).

« Lorsque nous avons mis au point la technologie bioWAVE, nous voulions résoudre de nombreux problèmes qui brident la plupart des technologies ayant attraits à l’énergie des vagues », a affirmé le Dr Timothy Finnigan, PDG de BPS.

Inspiré du mouvement des plantes marines sous l’action des vagues, et en ayant conscience des coûts et des difficultés de travailler dans un environnement marin, BPS a pris une mesure inhabituelle en passant 5 années à effectuer de multiples tests à terre, avant de passer au stade de déploiement dans l’océan. Le composant majeur a ainsi été testé à échelle 1:1 dans son usine de Mascot, en Nouvelle-Galles du Sud (Sydney).

Le bioWAVE est constitué d’une structure qui oscille sous l’effet des vagues. Il intégre un module autonome (O-Drive) capable de convertir les forces cinétiques induites en électricité, avant d’être injectée au réseau à travers un câble sous-marin. Cette technologie est conçue pour fonctionner à des profondeurs sous-marines comprises entre 30 et 50 mètres.

Le module O-Drive a été entièrement testé à échelle commerciale de 250kW. Un bioWAVE de 1 MW devrait aussi être proposé par l’utilisation en parallèle de 4 modules de 250kW. Le module O-Drive a également été conçu pour être facilement détachable et récupérable pour un entretien à terre.

Durant ce projet, jusqu’à 23 emplois devraient être créés dans la province Victoria.

« Nous sommes désormais prêts pour le test ultime, à savoir l’installation de bioWAVE en eaux profondes dans l’océan, à environ 30 mètres sous la surface de l’eau. Nous devions recueillir 3,6 millions de dollars supplémentaires afin de finaliser le financement du projet, et étant donné les résultats recueillis jusqu’à présent, nous sommes persuadés de pouvoir atteindre cet objectif dans les prochains mois. La technologie a été évaluée avec succès par plus d’une douzaine d’examinateurs indépendants », a précisé le Dr Finnigan.

Le bioWAVE prêt à être déployé à proximité de Port Fairy


Le dispositif bioWAVE diffère des autres technologies des vagues.

Premièrement, il est conçu pour générer de l’électricité compatible avec le réseau in situ et peut donc être connecté à la côte uniquement par le biais d’un câble sous-marin. Cela offre une certaine flexibilité en termes d’emplacement de la centrale, ainsi que l’accès à davantage de ressources énergétiques, tout en la transmettant de manière optimale vers le réseau terrestre haute tension.

Deuxièmement, en cas de vagues extrêmes, le dispositif va automatiquement adopter une position sécuritaire en se couchant sur le fond de l’océan, ce qui réduit les exigences de design structural (et par la suite les coûts) sans pour autant sacrifier la partie fiabilité.

Troisièmement, le design, qui utilise une structure multi-lame brevetée, devrait capturer une plus grande proportion de l’énergie disponible par rapport aux autres modèles.

« Nous pensons que le bioWAVE, lorsqu’il sera commercialisé, générera de l’électricité à des prix très compétitifs comparés à l’énergie éolienne. Il sera plus proche des caractéristiques du prix base que ceux de l’énergie solaire et éolienne », a expliqué le Dr Finnigan, tout en rajoutant, « Il est très satisfaisant de voir le potentiel de cette technologie reconnu par le gouvernement de la province Victoria. »

Douze autres organismes se sont engagés à contribuer au développement du bioWAVE afin d’appuyer le projet pilote sur une période de 4 ans prévu.

Un radar 3D conçu pour distinguer une éolienne d’un avion

Un radar 3D conçu pour distinguer une éolienne d'un avionUne filiale du groupe Altran vient de mettre au point une technologie innovante, un radar 3D permettant aux contrôleurs aériens de pouvoir faire la distinction entre un avion et les aubes de turbine en rotation d’une éolienne.

Cambridge Consultants, filiale du groupe Altran, a créé Aveillant, dont le radar 3D permet d’éliminer un des principaux obstacles à l’expansion des parcs d’éoliennes et à la production d’énergie associée. En effet, un des freins majeurs au déploiement des fermes d’éoliennes réside dans l’incapacité actuelle des contrôleurs aériens de distinguer un avion des aubes de turbine en rotation d’une éolienne.

Aveillant va donc fournir aux contrôleurs aériens et aux aérodromes des données radar précises, nécessaires à l’élimination de toute confusion potentielle.

Cette technologie supprime les préoccupations inhérentes à la sécurité et à la défense des espaces aériens qui freinent la croissance dans le secteur de l’énergie éolienne. Au Royaume-Uni, 66 % de l’ensemble des projets de fermes éoliennes, soit l’équivalent de 6,5 gigawatts d’électricité, est actuellement retardé.

L’approche d’Aveillant en matière d’atténuation des effets des éoliennes est le résultat d’un travail approfondi réalisé aux côtés des acteurs majeurs au Royaume Uni de l’aviation et de l’énergie éolienne ; tels que des développeurs de parcs éoliens, des exploitants d’aéroports, le Département de l’Énergie et du Changement Climatique (DECC) et le Ministère de la Défense (MoD). Il en résulte une technologie qui promet de répondre à la fois aux besoins civils et militaires, d’être rentable pour les plus petits parcs éoliens et de créer des emplois dans le secteur de l’énergie verte.

« Le lancement de la solution technique d’Aveillant constitue une avancée importante dans le développement de la production d’énergie propre à travers le monde. Cette innovation de rupture répond aux objectifs ambitieux fixés par les gouvernements en matière d’énergie renouvelable », a souligné Philippe Salle, Président-directeur général du groupe Altran.

Saint-Gobain lance un panneau photovoltaïque à couche mince

Saint-Gobain lance un panneau photovoltaïque à couche minceA l’occasion du salon Batimat, Saint-Gobain Solar a lancé un panneau photovoltaïque à couche mince qui utilise la technologie CIS (Cuivre – Indium – Sélénium) et offre des rendements surfacique et énergétique jugés excellents, même dans des conditions d’exploitation difficiles.

Destiné aux toitures photovoltaïques de grande surface (100 à 250 kW), le panneau Powermax(r) est également décliné dans une version spécifique pour les centrales au sol, particulièrement adaptée dans le cadre de l’appel d’offres > 250 kW.

Conçu à partir de la technologie CIS (qui présente à ce jour le rendement de conversion le plus élevé de la filière couche mince), ce panneau permet un rendement énergétique supérieur à celui d’un panneau cristallin. Il peut être installé sur tous types de toitures et dans toutes les situations.

Selon Saint-Gobain, il se révèle spécifiquement indiqué sur les larges surfaces et les centrales au sol et particulièrement efficace dans des conditions d’exploitations difficiles (orientation ou inclinaison défavorables, zones ombragées, etc.). En effet, le rendement en conditions de faible luminosité (200 W/m²) n’est inférieur que de 2 % à celui d’une luminosité standard (1 000 W/m²).

Constitué de 2 plaques de protection en verre trempé, le panneau photovoltaïque possède une structure stable et rigide, gage d’une bonne résistance dans le temps. Le verre repose sur une couche polymère élastique qui lui permet de ne pas subir de contraintes d’appui mécanique ponctuelles. Le module est quant à lui laminé avec un film PVB issu du monde de l’automobile. Enfin, le cadre en aluminium noir est extrêmement rigide et résistant à la corrosion.

Saint-Gobain lance un panneau photovoltaïque à couche mince

Spécifiquement adapté aux larges toitures, POWERMAX(r) permet de répondre efficacement aux nouveaux appels d’offre pour les installations photovoltaïques comprises entre 100 et 250 kW (1 000 à 2 500 m² environ) grâce à un rendement surfacique supérieur à 12 %, à des productibles améliorés, à un bilan carbone favorable, à un contenu technologique de pointe qui optimise la conception mécanique et électrique du module afin d’obtenir des coûts de système bas.

Seabased développe un démonstrateur houlomoteur à bouée

Seabased développe un démonstrateur houlomoteur à bouéeL’octroi d’une aide financière de la Suède à hauteur de 139 millions de SEK (environ 15 millions d’euros) envers la compagnie Seabased Industry AB pour la construction d’une installation de démonstration capable de produire de l’énergie houlomotrice a été autorisée par la Commission européenne.

L’idée de tirer de l’énergie des vagues fait son chemin depuis quelques années, mais n’a pas encore atteint le stade commercial. Dans sa décision, la Commission constate que les fonds publics alloués au projet sont compatibles avec l’encadrement des aides d’État à la recherche, au développement et à l’innovation (R&D&I) de l’UE.

En cas de succès, le projet rapprochera du marché une technologie de l’énergie verte, actuellement immature, sans fausser indûment la concurrence. Il contribuera à la réalisation des objectifs de l’UE en matière de R&D, de changement climatique et d’énergie” a déclaré M. Joaquín Almunia, vice-président de la Commission chargé de la politique de concurrence.

La Commission a estimé que le projet de recherche ne pourrait pas obtenir un financement suffisant sur le marché financier en raison de sa complexité et de l’importance des risques qu’il comporte. Elle pense aussi qu’il pourrait avoir d’importantes retombées positives au sein de l’Union Européenne en termes de diffusion de connaissances, de protection de l’environnement et de sécurité des approvisionnements énergétiques.

Ensuite, le projet devrait apporter des informations précieuses sur la conception, le fonctionnement et la viabilité des systèmes reposant sur la technologie houlomotrice. Malgré les nombreux projets en cours ou prévus dans ce domaine en Europe et dans d’autres parties du monde, il n’existe actuellement aucune application commerciale fonctionnant en continu à des niveaux de puissance significatifs.

Seabased développe un démonstrateur houlomoteur à bouéeLe coût total de R&D du projet de Seabased est estimé à 344 millions de SEK (37,5 millions d’euros), dont 139 millions de SEK à la charge des pouvoirs publics suédois. Ce projet sera réalisé en coopération avec l’entreprise énergétique Fortum Oy.

La technologie marine de Seabased utilise le différentiel de hauteur existant entre la crête et le creux des vagues. Le système est également conçu pour fournir une puissance accrue à basse vitesse.

Le dispositif houlomoteur est constitué d’un générateur à aimant permanent à entraînement direct linéaire, spécialement développé pour capter l’énergie des vagues au moyen d’une bouée de surface (appelé “absorbeur ponctuel”).

Un convertisseur faisant office de générateur est relié à la bouée par une corde, qui se déplace linéairement (de haut en bas) à l’intérieur d’un stator fixe. Dans le convertisseur, des aimants très puissants (néodyme-fer-bore), génèrent un champ magnétique qui convertit l’énergie cinétique des vagues en énergie électrique.

Chaque unité est ancrée à une certaine profondeur grâce à une fondation en béton. Ces fondations sont conçues et dimensionnées en conformité avec la charge et les conditions du terrain.

Des centrales électriques en orbite terrestre, c’est possible !

Des centrales électriques en orbite terrestre, c'est possible !D’après l’Académie internationale d’astronautique basée à Paris, des programmes spatiaux pourraient être mis en oeuvre d’ici 30 ans, dans le seul but de capter l’énergie solaire directement de l’espace, un moyen rentable selon elle de pourvoir aux besoins en énergie des terriens.

Le schéma élaboré par des scientifiques du monde entier met en scène des centrales électriques en orbite qui captent les rayons du soleil avant de les transmettre vers la terre. Ce procédé serait techniquement réalisable d’ici une décennie ou deux, rien qu’en se basant sur les technologies existantes en laboratoires.

Concrètement, le projet consisterait à lancer en orbite géostationnaire des satellites chargés de capter l’énergie du soleil et pourvus de bras articulés orientables. L’avantage majeur du système proposé réside dans le positionnement des différents satellites en orbite sur l’équateur qui bénéficient d’un ensoleillement maximal et permanent (24h sur 24h).

Chaque satellite réfléchirait ensuite l’énergie captée vers un dispositif maître, qui à son tour convertirait l’énergie concentrée en électricité pour après les transmettre vers la terre via un laser ou une antenne à micro-onde. Au final, des équipements au sol s’occuperaient de récupérer ces flux extraterrestres et de les injecter dans les réseaux électriques.

Un projet pilote visant à démontrer la faisabilité de cette technologie est tout à fait envisageable grâce notamment aux lanceurs à bas coûts actuellement en cours de développement” a déclaré John Mankins, – ancien responsable Concept à la NASA -, qui a dirigé cette étude.

Toutefois, des obstacles existent avant d’arriver à une telle réalisation, le rapport citant pêle-mêle : la problématique des débris spatiaux, le manque d’études ciblées et le coût final de développement. C’est pourquoi le rapport recommande que les acteurs à la fois des secteurs publics et privés financent ensemble des études de viabilité.

** L’académie est présidée par Madhavan Nair, l’ancien président de l’Organisation de recherche spatiale indienne.

La NASA planche sur le projet OMEGA

La NASA planche sur le projet OMEGALes services aux collectivités publiques de San Francisco (USA) collaborent actuellement avec la NASA sur un projet intitulé OMEGA**, dans le but de démontrer que les algues peuvent non seulement participer à la dépollution des eaux usées, mais aussi produire dans le même temps des biocarburants.

Les Scientifiques de la NASA ont révélé un procédé ingénieux capable de produire des biocarburants, d’assainir les eaux usées, d’éliminer le dioxyde de carbone de l’air, de retenir d’importants éléments nutritifs, et qui n’entre pas en concurrence avec l’agriculture terrestre ou l’extraction d’eau douce.

En utilisant l’énergie du soleil, les algues absorbent à la fois le dioxyde de carbone contenu dans l’atmosphère et les substances nutritives provenant des eaux usées pour produire de la biomasse et de l’oxygène. Comme les algues grandissent, les nutriments restent maintenus dans des enceintes fermées, tandis que l’eau ainsi nettoyée est libérée dans les affluents à travers des membranes d’osmose inversée.

La technologie OMEGA a des capacités de transformation. Elle peut convertir le dioxyde de carbone et les eaux usées en combustibles abondants et bon marchés“, a déclaré Matthew Atwood, Président et fondateur d’Algae Systems. “La technologie est simple et suffisamment évolutive pour créer un approvisionnement énergétique local bon marché, profitant aux emplois de proximité” a t’il ajouté.

La NASA planche sur le projet OMEGA

Lorsque ce système est déployé dans des zones côtières contaminées (« zones mortes »), il peut contribuer à les assainir tout en enlevant et en utilisant les nutriments impliqués. Les membranes d’osmose inversée utilisent des quantités relativement faibles d’énergie par rapport aux méthodes classiques de récoltes d’algues.

La NASA planche sur le projet OMEGA

Les algues sont similaires à d’autres plantes car elles absorbent le dioxyde de carbone, produisent de l’oxygène comme sous-produit de la photosynthèse, et utilisent les phosphates, l’azote et les oligo-éléments pour croître. Contrairement à de nombreuses plantes, elles produisent des lipides avec des cellules lipidiques pouvant être transformées en biocarburants.

Sur la photo ci-haut, on voit des photobioréacteurs remplis d’eaux usées et d’algues qui flottent dans des réservoirs géants remplis d’eau salée.

L’objectif est de tester d’énormes photobioréacteurs flottants (sacs plastiques) en mer afin de protéger les eaux côtières dans un processus de traitement des eaux usées tout en produisant des biocarburants durables, renouvelables, et neutres en carbone.

Les sacs sont prévus pour durer 2 ans, et seront recyclés par la suite. Le matériau plastique pourra être transformé en granulés, ou éventuellement être installé dans des champs pour retenir l’humidité.

Lorsque les astronautes iront dans l’espace, ils devront apporter tout ce dont ils ont besoin pour survivre. Habiter le quart d’un vaisseau spatial exige une planification minutieuse et une gestion des ressources limitées. “Nous devons nous rappeler,” explique Jonathan Trent, l’un des responsables du projet au centre de recherches de la NASA Ames, citant Marshall McLuhan (Philosophe et sociologue canadien) : “nous ne sommes pas les passagers sur le vaisseau spatial Terre, nous en sommes l’équipage.”

La NASA envisage d’affiner et d’intégrer aussi sa technologie dans des bioraffineries pour produire des produits renouvelables, comme le biodiesel et le biofuel.

** Offshore Membrane Enclosure for Growing Algae (OMEGA)

Renault et Toyota misent sur le solaire pour alléger leur facture … – LaVoixEco.com


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Renault et Toyota misent sur le solaire pour alléger leur facture
LaVoixEco.com
Un futur parc photovoltaïque à Renault Douai, un mur solaire chez Toyota : les énergies renouvelables font une apparition remarquée dans l’industrie automobile régionale. > Renault Douai : record du monde. Le groupe Renault a récemment annoncé qu’il
Un mur solaire pour chauffer Toyota à Valenciennes Industrie et Technologies

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